Rav Elikan
Fetes
Fetes22 juillet 2024WhatsApp

Question

Bonjour Rav @972543423360 Est-ce qu'un homme (pas une femme) peut allumer les bougies de Shabbat au plag sans pour autant prendre sur soi le shabbat?

Réponse du Rav Shmuel Elikan

Si quelqu'un d'autre dans la maison fait entrer shabbat avec cet allumage, oui, on peut continuer à faire des travaux interdits à shabbat jusqu'à l'heure de son entrée.

Si ce n'est pas le cas - on évite, parce que l'on considère qu'il y a un doute sur le sujet.

Toutefois, en cas de besoin, on peut exprimer une condition (tnay), voire rallumer des bougies plus proche de shabbat (1).

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(1) Le Sh. Ar. (OH 263, 4) écrit :

> "Il ne faut pas avancer et allumer les bougies alors qu'il fait encore grand jour, car dans ce cas, il n'est pas évident que celles-ci soient allumées en l'honneur du Shabbat... Mais si quelqu'un souhaite allumer les bougies alors qu'il fait encore grand jour et accepter le Shabbat immédiatement après, cela est permis, car puisque cette personne accepte le Shabbat immédiatement après, ce n'est pas considéré comme une avance, à condition que ce soit à partir du plag HaMin'ha et au-delà..."

Le Be'our Halakha (s.v. "kodem") mentionne les paroles du Magen Avraham (OH 261, s.k. 9) au nom du Ba'h, qui cite le Re'em (Yireim, §274), affirmant qu'il est possible d'accepter le Shabbat même deux heures avant la nuit. Bien que certains interprètent leurs paroles en disant que cela se réfère seulement aux deux heures avant la nuit selon l'opinion de Rabbenou Tam, et non deux heures avant le coucher du soleil selon les Guéonim, ce qui serait avant Plag Hamin'ha pour tous les avis (voir Shemirat Shabbat KeHilchata (Neuwirth), chapitre 43, note 66, au nom du Rav Shlomo Zalman Auerbach, et dans le recueil MiBeit Levi, vol. XI, p. 34, au nom du Rav Shmuel Wosner).

Néanmoins, plusieurs décisionnaires se sont appuyés sur cette opinion pour justifier ceux qui acceptent le Shabbat avant Plag Hamin'ha, même selon le calcul des Guéonim (ainsi l'écrit Arouh' HaShulchan,OH 263,19, et dans les responsa Eretz Tzvi (Frummer), vol. I, §113 (de même dans le Shelah, traité Shabbat, s.v. "oul'inyan zman haHadlaka"), ainsi que dans le Pnei Yehoshua (notes sur le traité Berah'ot et sur le traité Shabbat 23a, s.v. "bagemara"), justifiant la coutume d'allumer même avant Plag Hamin'ha (!), et dans le Torat Shabbat, OH 263,6, et id. 261,15, ainsi que dans les resp. Sho'el OuMeishiv, Mahad. Tanyana, vol. II §23, ils écrivent que ne pas avancer avant Plag Haminh'a est une règle idéale mais non obligatoire, et si quelqu'un accepte explicitement le Shabbat, cela est permis. Il en va de même pour les propos du Rav Efraim Zalman Margaliot qui concerneraient même le temps avant Plag Haminh'a (je m'explique - dans le Sefer Orot 'Haïm, chap. 88, note 27, il interprète de la sorte les paroles du Rav Efraim Zalman Margaliot et s'étonne du Be'our Halakha qui a combiné l'opinion du Rav Efraim Zalman Margaliot avec celle du Olat Shabbat...), et dans les resp. Minhat Yitzchak,vol. IX, §70, il écrit que si toute la communauté accepte d'allumer à un moment précis, même avant Plag Hamin'ha, cela est permis pour tous, comme s'ils allumaient près du coucher du soleil, car cela est reconnaissable pour tous. Et il en va de même pour la coutume de Jérusalem d'allumer 40 minutes avant le coucher du soleil, ce qui selon le calcul de Plag Hamin'ha de Rabbenou Tam serait un temps antérieur, comme rapporté dans les resp. Minh'at Shelomo (Auerbach), vol. I, §35.

Par conséquent, si une femme a allumé les bougies avant l'heure de Plag Hamin'ha, certains décisionnaires dont le Mishna Beroura (qui réitère son propos dans le Be'our Halah'a - OH 263) expliquent qu'elle doit éteindre les bougies et les rallumer après Plag Hamin'ha, cela s'applique aussi à un homme qui a allumé.

En outre, si quelqu'un d'autre dans la maison accepte le Shabbat par cet allumage pour qu'il soit clair que l'allumage est en l'honneur du Shabbat - cela n'est plus nécessaire (cf. Shemirat Shabbat KeHilh'ata (Neuwirth), chap. 43, al. 24, affirmant qu'une femme qui veut allumer tôt sans accepter le Shabbat, peut le faire si un membre de la famille accepte le Shabbat par cet allumage, car cela rend déjà clair que la veilleuse est en l'honneur du Shabbat).

Toutefois, dans le cas où il n'y a personne qui accepte shabbat avec cet allumage, il faut craindre la possibilité que l'acceptation du Shabbat s'applique à la personne qui allume (que ce soit elle ou lui), même s'il fait encore jour, et par conséquent celui qui a allumé ne doit pas refaire de travail. Par contre, un membre de la famille, par exemple. peut le faire, et, dans ce cas, il n'est pas nécessaire d'éteindre les bougies et de les rallumer (Ktzot HaShoulh'an, §74, n. 28), mais il suffit d'ajouter une ou deux bougies supplémentaires, ou d'éteindre seulement deux bougies et de les rallumer sans bénédiction (ainsi écrit le Elef HaMagen, §610, al. 7, Ktzot HaShoulh'an (id.), qui note que même le Sh. Ar. HaRav (H'abad) ne mentionne pas de refaire la bénédiction, bien que le Be'our Halakha (OH 263) au nom de l'Olat Shabbat mentionne de bénir, mais selon ce qui est mentionné qu'il y a un doute que l'acceptation du Shabbat par la femme s'applique, il est certain qu'il ne faut pas refaire la bénédiction, et ainsi il est expliqué dans le Le'hem HaPanim sur le Kitzur Shulchan Aruch, chapitre 75, s.k. 34.

Cf. aussi les responsa Be'er Moshe (Stern), vol. VIII, §65.

Et cf. également Halah'a KeSidra (de l'armée), vol. II, chap. 6, n. 31, où il est rapporté que le Rav Asher Weiss a douté que de nos jours, où il n'est pas habituel d'allumer des bougies pour l'éclairage, il est possible de se montrer plus indulgent pour l'allumage après Plag HaMinh'a).