Rav Elikan
Divers
Divers23 mars 2025Questeur #20WhatsApp

Question

Cette réponse pourrait laisser croire qu’il ne faut « pas poser de questions », et j’ai du mal à croire que c’est ce qu’il faut en comprendre. N’est-ce pas surtout l’intention du questionnement (« chercher la petite bête »?) qui est remise en cause plutôt que le questionnement lui même ?

Réponse du Rav Shmuel Elikan

Tout à fait. Personne ne remet en cause le fait de poser des questions, au contraire, c'est encouragé.

Mais il y a des démarches de recherche qui ne sont pas "bonnes", comme il le dit ; par exemple chercher des avis qui interdisent quelque chose qui est largement répandu au sein du Peuple Juif, comme la vente de h'ametz, sans raison particulière, fait partie de cette "recherche de la petite bête", comme vous dites, qui est problématique (1).

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(1) Si, en étudiant, j'arrive à la conclusion que la vente du h'ametz n'est pas quelque chose à faire a priori, parce que la Tossefta (Pessah'im, chap. 2, hal. 6-7) ne parle que d'un cas particulier sur un bateau, qu'on ne pourrait pas élargir ce cas autrement, selon ce qu'en dit Rav Amram Gaon (Otzar HaGuéonim, §48), etc. et que je conclue comme le Gaon de Vilna dans Ma'asseh Rav §180-181 et les She'iltot de Rabbi H'ayim de Volozhin, §31 ou encore comme le rav Alexandre Sander Shor (Beh'or Shor sur Pessah'im 21b) ou le rav Shlomo Klugger (resp. OuBah'arta BaH'ayim, §64), c'est légitime ; mais demander "y a-t-il des avis qui l'interdisent", sans autre précision, alors que c'est un usage largement répandu qui figure dans les ouvrages de nombreux ah'aronim, que des livres entiers ont été écrits sur tous les détails, etc. - ça ne l'est pas.