Rav Elikan
Fetes
Fetes13 mars 2023Questeur #58WhatsApp

Question

shavoua tov!si on décide de ne pas être chez soi tout pessah et donc de " vendre" tout l appartement, est il malgré tout nécessaire d enlever le hametz gamour et comment fait on bdikat hametz dans ce c...

Réponse du Rav Shmuel Elikan

Ce n'est pas nécessaire d'enlever tout le h'ametz si on le vend (même s'il vaut mieux le fermer dans une armoire et indiquer que celle-ci est vendue).

Toutefois, il est néanmoins très vivement conseillé, malgré tout de se débarrasser de son h'ametz ; en effet, ça permet de garder l'esprit de Pessah' et ses institutions, notamment le fait de se détacher de notre h'ametz ("tashbitou").

Si on vend ou loue son domicile pour Pessah' à un non-juif, mais qu'on y a habité dans les 30 jours précédant la fête, il existe une grande discussion quant à savoir dans quelle mesure on est astreint à la recherche du h'ametz ( bedika) (1).

Pratiquement, la meilleure solution dans ce cas, est de vendre ou louer la maison, sauf une pièce, dans laquelle on pourra accomplir la recherche du h'ametz (perdu?).

De cette manière on garde l'institution de la recherche du h'ametz d'une part et on est exempté pour le reste d'autre part, et cela est considéré comme acceptable par tous les avis (2).

A noter qu'en Israël, il est interdit de vendre une maison à un non-Juif (3). Aussi faut-il signaler, sur le contrat : « Vente de h'ametz » uniquement, pour indiquer qu’il ne s'agit que d'une location du lieu dans lequel de trouve le h'ametz et seul ce dernier ( = le h'ametz) est vendu ; le lieu n'étant pas vendu, quant à lui.

De plus, il faudra indiquer que l'on vend le h'ametz se trouvant dans toutes les chambres louées.

Ce faisant, on sera dispensé de l'inspection des chambres louées, comme dit.

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(1) Selon certains puisque pratiquement la maison n'appartient plus à un juif à la veille de Pessa’h – car vendue ou louée à un non-juif –, on n’a pas d'obligation d'y rechercher du h'ametz (H'ok Yaakov et Gaon de Vilna concernant l’opinion du Tour et du Rama OH 436,3). Selon d'autres, et c'est l'avis majoritaire, il faudrait être plus rigoureux. En effet, dès lors qu'un juif a habité cette maison dans les 30 jours précédant Pessah', l'obligation de la recherche du h'ametz s'appliquerait déjà et on ne saurait s'en exempter par une location/vente. Ainsi, ce ne serait que si l’on emménageait dans un autre domicile, où l’on aura une nouvelle obligation de faire la recherche du h'ametz, que l'on serait dispensé de la recherche au domicile vendu ou loué à un non-juif (c'est ce qu'écrivent notamment le Avi Haezri tranché par le Sh. Ar. OH 436, 3 ; le Maguen Avraham, Sh. Ar. HaRav (H'abad), ad loc. et d'autres encore, même à propos de l'avis du Tour et du Rema.

Par ailleurs, il ne convient pas de se dérober à l'accomplissement du commandement de la recherche du h'ametz.

Cf. encore Mishna Beroura OH 436, s.k. 32 et Shaar haTzioun ad loc.

(2) cf. resp. H'atam Sofer OH §131 ; Hilh'ot H'ag Beh'ag, Pessah', chap. 6, note 20, au nom de plusieurs ah'aronim. Cf. encore resp. Beit Shlomo vol. II, §91 et resp. Zeh'er Yehossef, OH §238.

(3) cf. TB Avoda Zara, 20a ; Sh. Ar. YD 151,8 et comm. ; H'azon Ish, Zerayim, Sheviit, §24. Cf. aussi l'article de synthèse du Rav Yaakov H'arlap, "Meh'irat batim veKarkaot be'Eretz Israël leNoh'ri", dans la revue haMaayan (Teveth, 5757)