Question
shalom rav
y-a-til un probleme quelconque de se faire operer de la cataracte pendant les 9 jours?
vaut-il mieux repousser loperation?
Réponse du Rav Shmuel Elikan
Certains sont d'avis qu'il vaut mieux repousser (1), toutefois, certains écrivent que toute opération qui ne requiert pas une anesthésie générale (et c'est apparemment généralement le cas pour la cataracte qui requiert une anesthésie locale) n'est pas considérée comme dangereuse et est légitimement faisable même durant ces jours là (2).
Enfin, si c'est urgent et qu'il y a là des risques de santé, la question ne se pose pas et on opère au plus vite (3).
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(1) Dans la Guemara (Taanit 29a), il est dit :
> « Lorsqu’arrive le mois d’Av, on diminue la joie » Rav Papa enseigne : « C’est pourquoi, lorsqu’un Juif a un litige avec un non-Juif, il devra éviter d’engager une procédure en ce mois, car son mazal (fortune/étoile) est affaibli, et il devra au contraire s’y engager en Adar, où son mazal est bon. »
De même, le Sh. Ar. OH 551 statue qu’il faut faire attention entre le 17 Tamouz et le 9 Av de ne pas marcher seul entre la quatrième et la neuvième heure du jour, car durant ces heures, « Ketev Meriri » (une "force malheureuse") dominerait... Il est également précisé qu’il ne faut pas éduquer les enfants trop "violemment" durant ces jours. Il en ressort qu’il faut se montrer particulièrement vigilant face aux dangers pendant cette période.
Ainsi, selon cela, concernant les opérations médicales, il est rapporté dans le livre Mo'adé Yeshouroun au nom des Iggrot Moshé du rav Feinstein que pendant les Neuf Jours (du 1er au 9 Av), il ne faut pas réaliser d’opérations, même légères. En revanche, pendant les Trois Semaines (du 17 Tamouz au 9 Av, mais avant Roch ‘Hodech Av), cela est permis sans qu’il soit nécessaire de se montrer strict.
De même, le Mikraei Kodesh du Rav M. Harari (Bein ha-Metsarim chap. 8, al. 6) écrit, concernant les opérations, que dans la mesure du possible, il faut éviter les opérations médicales à partir de Rosh H'odesh Av, et a fortiori pendant la semaine dans laquelle tombe le 9 Av. Et selon lui, si cela ne pose pas de difficulté, il serait souhaitable de s’en abstenir déjà à partir du 17 Tamouz.
(2) Puisque toute la raison de cette restriction réside dans un risque potentiel, il semble clairement qu’en ce qui concerne une opération qui ne nécessite pas d’anesthésie générale et qui ne présente aucun danger, il n’y a pas lieu de l’éviter, même pendant la semaine du 9 Av. Cela est d’autant plus vrai s’il est important de pouvoir récupérer à temps pour ne pas perturber la rentrée scolaire. Par conséquent, si l’opération se fait sous anesthésie locale, il n’y a pas lieu de craindre de la réaliser pendant les Neuf Jours, entre Roch ‘Hodech Av et le 9 Av. En revanche, pour une opération sous anesthésie générale, il est préférable d’éviter de la programmer pendant cette période, sauf en cas de réel besoin. Une opinion similaire est exprimée dans le livre Teshouvot VéHanhagot du rav Sternbuch concernant les lois de Bein ha-Metzarim.
(3) Il est évident qu'en cas de nécessité, on peut également autoriser une opération sous anesthésie générale, tant que l’opération elle-même ne présente pas de danger particulier. En effet, de nos jours, les opérations sous anesthésie générale ne sont plus considérées comme dangereuses, et chaque jour des dizaines de milliers de personnes subissent ce genre d’intervention sans problème.