Rav Elikan
Fetes
Fetes18 décembre 2025Questeur #16WhatsApp

Question

Shalom ouvrakha, quelles sont les halakhot de l'allumage d'une 'hanoukia dans une salle de mariage/bar mitswa ?

Faut-il/ peut-on allumer ?

Avec / sans berakha ?

Faut-il attendre la sortie des étoiles ?

Cela change-t-il quelque chose si on prie min'ha+arvit sur place ou si on ne prie pas?

Merci !

'Hanouka sameya'h

Réponse du Rav Shmuel Elikan

C'est sujet à vives discussions.

Certains encouragent à allumer les bougies de h'anouka en tout lieu où se rassemblent des gens, que ce soit à un mariage, une bar-mitsva, etc. La question qui se pose est de savoir s’il est permis de réciter les bénédictions, pour un allumage fait en de telles occasions.

Selon de nombreux décisionnaires contemporains, on ne récite pas les bénédictions pour un tel allumage fait dans des salles de célébrations etc. (1).

Cependant, selon certains décisionnaires, il est permis, en tout lieu de réunion publique, de faire un allumage et d’en réciter les bénédictions, car la coutume consistant à allumer des bougies de h'anouka à la synagogue a pour motif la publication du miracle et ce n'est pas différent d'une salle de fêtes/réunion ou autre. Aussi, selon eux, il y a lieu de réciter les bénédictions de l'allumage en tout lieu de réunion publique. Il serait toutefois préférable de réciter en un tel lieu la prière (Arvit par exemple). Alors, ce lieu sera considéré, dans une certaine mesure, comme une "synagogue", et l’on pourra dès lors procéder à l’allumage et réciter les bénédictions, comme il est d’usage (2).

Pratiquement, ceux qui suivent l’opinion selon laquelle on peut réciter les bénédictions, y sont autorisés.

Le rav Eliezer Mélamed écrit (dans son Pninei Halah'a) que s'il se trouve aussi, dans cette réunion, des personnes non pratiquantes, qui n’ont peut-être pas allumé les bougies de H'anouka chez elles, il importe grandement de les allumer à cette occasion, en récitant les bénédictions, dans un but pédagogique. Il ajouter que si c’est possible, il est préférable de confier l’honneur d’allumer et de réciter les bénédictions à un Juif qui n’a pas l’habitude de pratiquer les mitsvot, car de cette façon, il sera manifeste que les mitsvot sont l’héritage de tout le peuple juif - pratiquants et non pratiquants tous ensemble.

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(1) En effet, ce n’est qu'à la synagogue qu'il existe un usage établi d'allumer en public avec bénédictions. En revanche, il ne nous revient pas de "créer" de nouvelles coutumes pour d'autres lieux. Ainsi, quiconque dirait ces bénédictions en un autre lieu les prononcerait en vain. C'est l'avis du rav Weiss (resp. Minh'at Itzh'ak, vol. VI, §65), du rav Waldenberg (resp. Tzitz Eliezer, vol. XV, §30), du rabbi de Zanz (resp. Divrei Yatziv, OH §286), du rav Wozner (resp. Shevet HaLévy vol. IV, §65) et c'est également l'avis du rav Sh. Z. Auerbach et du Rav Y. Sh. Elyashiv. Il se peut, selon eux, que, si l’on a coutume de procéder à un allumage à la synagogue précisément, ce soit en souvenir de la Menora que l’on allumait au Temple, parce que la synagogue est considérée comme un petit temple (mikdash me'at) ; il n’y aurait donc pas lieu de procéder, en d’autres endroits, hors synagogue, à un allumage assorti de ses bénédictions.

(2) C'est l'avis du Rav Mordeh'aï Elyahou qui permet à condition que l’on fasse la prière d’Arvit en ce même lieu. A noter que le Rav Shaoul Israéli, il le permettait même si l’on ne fait pas Arvit (rapporté dans le livre Mikraé Kodesh sur H'anouka du Rav Harari, 10, note 24). C’est aussi l’avis du rav Ovadia Yossef (resp. Yabia Omer, vol. VII §57, al. 6, qui rapporte que le Mishnat Ya’aqov du rav Ya'akov Rosenthal s'exprima dans le même sens).

On noter que pour le resp. Az Nidberou (vol. V, §37 et vol. VI, §75), on récite la bénédiction que quand le rassemblement se fait à l’extérieur.