Rav Elikan
Fetes
Fetes30 septembre 2025Questeur #192WhatsApp

Question

Même à Yom tov??

Réponse du Rav Shmuel Elikan

Si la nourriture est prête avant la fête, on peut (1).

_____________________________

(1) A priori, selon le Talmud, il est permis d'inviter un non-juif pour shabbat, mais ce n'est pas le cas pour Yom-Tov où c'est interdit, de peur qu'on vienne à en cuisiner plus pour lui, et ce, même si on cuisine pour toute la famille - cf. TB Beitza 21b; Sh. Ar. OH 512,1 et comm.

Selon certains, ce serait le cas même si toute la nourriture est déjà cuisinée avant Yom-Tov, cf. p. ex. Mishna Beroura, ad loc, s.k. 3 et Sha'ar HaTzion, ad loc. 3 qui rapporte malgré tout l'opinion du Tanya amenée dans le Maguen Avraham qui permet dans ce cas.

Quoi qu'il en soit, dans resp. BeMareh HaBazak vol. III, §56 la conclusion est que les propos du Mishna Beroura sont une "h'oumra".

Par ailleurs, le Rosh (Beitza, chap. 2, §14) écrit qu'il est certes interdit de l'inviter, mais s'il vient de lui-même, il n'y a pas de problème et cette opinion a été retenue par la halah'a. C'est également vrai pour quelqu'un qui se sent à la maison et vient se servir lui-même (comme un esclave, à l'époque (Sh. Ar. id) et éventuellement des travailleurs domestiques aujourd'hui, tel que le note le Rema YD 113,4).

Concernant ce cas d'un candidat à la conversion - il y a encore plus de raisons de permettre son invitation en jour de fête - ainsi le Rav Shlomo Zalman Auerbach (Shoulh'an Shlomo, 512, en note) permet à un candidat à la conversion d'être invité (à condition de venir seul).

C'est également l'avis du resp. Minh'at Elazar (vol. III, §8).

De plus, si le fait de ne pas inviter restreint, objectivement, la joie de Yom-Tov - on a le droit (Be'our Halah'a, ad loc. s.v. lo).

Il est encore intéressant de noter que le Rav Yaakov Emden, dans sa hagada de Pessah' dit que ce que l'on dit: "kol dih'fin..." (quiconque est affamé vienne et manger) parle de non-juifs !

Il est également rapporté dans Moadei HaReaya (p. 320) que le Rav A.I. Kook avait à sa table, le soir de Pessah', le "gouverneur" de Jérusalem - qui était alors non-juif.