Rav Elikan
Fetes
Fetes13 septembre 2023Questeur #76WhatsApp

Question

Bonsoir,

Si on a un magasin (bijouterie ou vêtements) et qu’il y a un employé non juif qui est au comptoir. Peut on le laisser ouvrir le magasin à hol hamoed, sachant que les gens peuvent savoir que ce magasin appartient à un juif? Précision : son salaire et tous les frais courants devront être payés, donc il y a peut être une perte.

Réponse du Rav Shmuel Elikan

S'il s'agit d'un magasin vendant des biens dont on pourrait avoir besoin durant la fête, on peut permettre l'ouverture du magasin (1).

Ceci dit, de manière générale la règle est la suivante : tout comme à shabbat, nos Sages ont interdit de demander à un non-Juif d’exécuter pour nous une action qui nous est interdite (2).

Ainsi, même dans le cas où l'on peut estimer que si on ne rémunère pas le non-Juif durant la fête, on devra le payer davantage après, cela reste interdit et n'est pas considéré comme davar ha'aved (3).

De manière similaire, selon cette même règle, il est permis de demander à un non-Juif de faire une action qu'un Juif pourrait valablement accomplir lui-même durant h'ol hamoed. Avec un petit bémol néanmoins : à condition que celle-ci ne requiert pas de spécialité particulière ( meleh'et hédiote ) ou qu'on y apporte un changement ( shinouy ).

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(1) cf. H'ol hamoed Kehilh'ato, chap. 10, al. 5-6 ; Piskei Teshouvot OH 539, §5 (n. 21-24) ; Shemirat Shabbat Kehilh'ata, chap. 67, al. 33 ; Pninei Halah'a (Melamed), Moadim, chap. 12, Hal. 6 ; etc.

(2) cf. Sh. Ar. OH 543, 1 et comm. dont Mishna Beroura s.k. 1.

(3) En effet, la notion de davar ha-aved ne s’applique que lorsque la perte qu’on est sur le point de subir porte sur une chose dont on dispose déjà - cf. H'ayei Adam, klal 106, al. 12 ; Michna Beroura ibid. s.k. 2 ; etc.