Rav Elikan
Torah
Torah25 juillet 2024Questeur #74WhatsApp

Question

Je rebondis là-dessus: mais comment définir "son maître" ? Si je ne suis pas son psak halakha ou que je ne trouve pas d'intérêt à sa shita par exemple ? Si je ne l'ai jamais lu ?

Si je ne suis pas 'hassid de sa hassidout ? etc

Il y a de nos jours des dizaines de milliers de personnes qui revendiquent un titre de Rav, faut-il présumer qu'ils sont "mon maître" ?

Quid si je ne le trouve pas digne du titre de Rav, que ce soit intellectuellement ou moralement ? Dois-je être hypocrite et l'appeler Rav malgré tout ?

Réponse du Rav Shmuel Elikan

On apprend du Roi David qu'il faut respecter toute personne de laquelle on apprend de la Torah, ainsi David HaMeleh' a nommé Ah'itofel, duquel il n'a appris que deux petites choses "mon maître" (rabbi, aloufi, oumeyouda'i) (1).

De ce fait, le Rema tranche que tout Rosh Yeshiva ou Rav qui a été ordonné comme tel on doit le respecter et l'appeler "rav" que ce soit notre maître ou non (2).

Ainsi en est-il pour une autorité religieuse tel que le rav d'une ville (3) même si on n'a jamais rien appris de lui. A fortiori, pour des grands décisionnaires qui ont écrit des livres qui se sont répandus dans le Peuple d'Israël et dont les propos sont étudiés et discutés, qu'on soit d'accord avec eux ou pas (4).

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(1) cf. Avot 6,3 ; Mass. Kala, chap. 8 ; cf. encore Birkei Yossef (H'ida), YD 242, s.k. 30 et Ben Ish H'ai, 2ème année par. Ki Tetze, §11 ; etc.

(2) YD 242,6.

(3) Maharal, Guevourot H', chap. 48 ; resp. BaH' (HaH'adashot), §42 qui ajoute "et toute personne qui est considérée comme rav dans sa ville ou dans sa génération, tout le monde lui doit du respect" ; resp. Mishpat Tzedek (Melamed - de Salonique), vol. I, §78 rapporté dans Shayarei Knesset HaGuedola (Benbenisti), hagahot Beit Yossef YD 242, §80 ; Arouh' HaShoulh'an id. al. 29 et YD 244, al. 15. Cf. encore resp. Divrei Malkiel (Tannenboim), vol. II, §74, al. 10 et Sefer Kavod veHidour, §28, al. 1.

(4) cf. Marganita Tava (Waliner), §35 (recopié par le H'afetz H'aim à la fin de son livre Ahavat H'essed) ; Psakim ouTeshouvot OH 242, §40.