Rav Elikan
Chabbat
Chabbat15 mars 2026Questeur #41WhatsApp

Question

Oui @148880763154670, c’était en effet ma question. J’incluais aussi dans ma question le talkie/téléphone.

Comment faire par exemple si on doit se déplacer pour ouvrir la porte à une personne âgée? Peut-on rentrer une fois que le public est arrivé ou doit-on rester dehors pour éviter une הוצאה non nécessaire? (D’autre part, rester dehors si ce n’est pas nécessaire est plus dangereux que de rentrer en attendant…)

Je ne sais pas non plus si le fait que le risque soit beaucoup plus éloigné qu’à l’armée implique qu’il faille faire des distinctions.

Ou alors tout est autorisé dans le cadre du service sauf hiloul vraiment inutile?

Réponse du Rav Shmuel Elikan

A. Concernant les activités de sécurité courante (devant les synagogues et lieux communautaires) ou pour des activités de renseignement, il convient de réduire au minimum les transgressions du Shabbat, dans la mesure du possible.

Seules les actions destinées à prévenir un danger doivent être effectuées.

Et, si possible, il est préférable d'agir en introduisant une modification de l'acte (shinouï) ou d'une manière qui n'est interdite que par décret rabbinique (dérabbanan) (1).

B. La règle est la suivante : ce que les gens considèrent habituellement comme un danger, et pour la prévention duquel ils agissent avec sérieux et détermination, est considéré comme un danger justifiant de transgresser le shabbat (2).

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(1) C'est pourquoi des procédures spécifiques pour le shabbat sont généralement établies, permettant de maintenir la sécurité de routine partout avec le moins d'interdits possible. C'est ce qu'a fait notamment la rabbanout de l'armée en Israël. Les entraînements y sont ainsi interdits le shabbat ; ce n'est qu'en état d'alerte, en cas de nécessité sécuritaire, qu'il est permis d'entraîner le personnel de sécurité en vue d'une opération à laquelle il doit participer.

(2) Le moyen principal de déterminer si une action relève de la sauvegarde de la vie humaine (Pikouah' Nefesh) est d'observer comment elle est traitée dans la pratique.

Si, au cours de la semaine, on a l'habitude de considérer cette action comme une opération de sauvetage indispensable, et qu'on l'exécute même si cela implique de renoncer à un temps de repos ou d'interrompre un spectacle de divertissement, alors il est permis de la réaliser le shabbat. En revanche, si pendant la semaine on néglige son exécution et qu'on l'annule pour des questions de confort ou de commodité, il n'y a alors aucune permission de profaner le shabbat pour l'accomplir.

C'est ce qu'a écrit le Isser Yéhouda Rav Unterman dans son livre Shevet MiYehouda (vol. I, §19, al. 2), et cela a été rapporté dans le Shemirat Shabbat Kehilh'ata (chap. 32, n. 2). Le Rav Shlomo Zalman Auerbach et le Tzitz Eliezer (vol. IX, §17, chap. 8, al. 22) approuvent également cette position.

Par conséquent, la halah'a relative à un danger peut généralement être établie en fonction de la manière dont on y réagit le reste de la semaine.

Cf. encore HaTsava KaHalakha, chap. 16, al. 8, 13, 14, 16-19 et sources citées.