Question
Si l'on n'a pas dit la veille qu'on comptait jeûner jusqu'à חצות היום avant ראש השנה, cela a encore un sens de jeûner?
Réponse du Rav Shmuel Elikan
Oui (1).
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(1) Il existe un usage de jeûner la veille de Rosh Hashana, mais seulement jusqu’à la moitié de la journée.
Ce jeûne n’a pas besoin d’être accepté la veille lors de la prière de Min’ha. Celui qui souhaite prolonger son jeûne jusqu’à la nuit doit l’avoir accepté à Min’ha du jour précédent et ne pourra manger qu’après la tombée de la nuit.
En pratique, il nous suffit de suivre la coutume d’Israël de jeûner jusqu’à midi. Toutefois, certains écrivent qu'il est recommandé de prolonger le jeûne jusqu’à Min’ha guedola (le début de l’après-midi), afin de pouvoir réciter dans la prière la demande spéciale : ‘Anénou beyom tzom ta’anitenou – « Réponds-nous en ce jour de notre jeûne ».
Cette coutume concerne essentiellement les hommes. Les femmes, ainsi que les malades ou les personnes faibles, n’y sont pas tenues. D'ailleurs ce n'est pas un usage atteignant. Il ne s’agit absolument pas d’une obligation, mais d’un minhag, une pratique traditionnelle.
Le Tour (OH 581) rapporte les paroles de nos Sages dans le Midrash Tan’houma, selon lesquelles quiconque jeûne la veille de Rosh Hashana mérite que le Saint béni soit-Il efface un tiers de ses fautes. Le H'ayei Adam ajoute, en citant également les Sages, que quiconque fait teshouva un seul jour dans l’année est considéré comme s’il avait fait teshouva toute l’année. C’est pourquoi la coutume s’est répandue de jeûner précisément la veille de Rosh Hashana, qui marque le dernier jour de l’année.