Question
Bonjour
J aimerais savoir au niveau des produits casher lepessah
Honnêtement , tout ce qui n est pas comestibles à savoir : shampoing gel douche crème du corps vernis dissolvant detergeant nettoyant lessive maquillage rouge à lèvre poudre fard à paupière étc étc étc … y a t il vraiment vraiment besoin que ce soit aussi casher lepessah ???
Je suis très makhmira en casherout pourtant mais là je reste quand même très sceptique.. merci de m éclairer .
Réponse du Rav Shmuel Elikan
Bien que ce soit sujet à discussion (1), pratiquement, il n'y a pas besoin de kashrout pour des éléments qui ne sont pas comestibles.
________
(1) ci joint les propos du rav Eliezer Melamed, Pninei Halah'a, Pessah', chap. 8, Hal. 9, qui résume bien la question :
"Les décisionnaires sont partagés quant au statut des produits destinés à s’appliquer sur le corps, et auxquels du ‘hamets est mêlé : faut-il les interdire à Pessa’h ? Certes, les savons, shampooings et crèmes diverses ne sont pas faits directement à partir de ‘hamets, mais il arrive que l’on y mette de l’alcool qui, lui, est fait à partir de blé, ou d’autres composants faits à base de ‘hamets ; la question de leur statut halakhique se pose donc.
Certains auteurs disent que, selon nos sages, s’oindre avec un mélange contenant du ‘hamets est interdit au même titre que boire un mélange de ‘hamets. Aussi, même si le ‘hamets en question n’est pas consommable par un chien, il garde le statut de ‘hamets dès lors qu’il convient à une application corporelle, et il est donc interdit de l’utiliser à Pessa’h. Aussi faut-il se servir, à Pessa’h, de savons, de shampooings et de crèmes cachères pour Pessa’h.
D’autres soutiennent que, lorsque nos sages ont comparé l’onction à la boisson, ils ne visaient là que l’interdit de s’oindre le jour de Kippour, ainsi que l’interdit d’utiliser une huile prélevée pour la térouma (part réservée aux prêtres) ; quant aux autres choses que la Torah interdit, en revanche, seule leur consommation est interdite, et non le fait de s’en oindre. Et bien qu’il soit également interdit de tirer profit du ‘hamets, ces produits corporels ont perdu le statut de ‘hamets, puisque, avant Pessa’h, ils sont devenus impropres à la consommation d’un chien ; il est donc permis d’en jouir et de s’en oindre le corps pendant Pessa’h.
Puisque nous sommes en présence d’une controverse portant sur une norme rabbinique, la halakha est conforme à l’opinion indulgente ; et les personnes soucieuses d’apporter à leur pratique un supplément de perfection sont rigoureuses. Il faut distinguer quatre degrés possibles de présence de ‘hamets dans le mélange ; ce n’est que dans les deux cas intermédiaires qu’il y a controverse.
1) Pour le dentifrice, on doit veiller strictement à ce que la cacheroute de Pessa’h soit garantie. Cette pâte a en effet du goût ; elle est donc comparable aux produits alimentaires, pour lesquels on a l’obligation de veiller attentivement à ce que la cacheroute spécifique à Pessa’h soit garantie.
2) Une crème absorbée par le corps, un baume pour lèvres sans goût, des parfums à base d’alcool : la halakha est conforme à l’opinion indulgente. Ces produits ne requièrent pas de surveillance garantissant la cacheroute, car ils ne sont pas comestibles. De plus, le fait est qu’en général il ne s’y trouve rien de ‘hamets. Toutefois, nombreux sont ceux qui ont l’usage d’être rigoureux, et de n’acheter que des crèmes ou parfums offrant une garantie rabbinique de cacheroute pour Pessa’h.
3) Le savon et le shampooing : puisqu’ils sont destinés au nettoyage, et non à être absorbés par le corps, il y a, plus encore, place à l’indulgence. Malgré cela, certains sont rigoureux.
4) Produits nettoyants, cirage pour chaussures, et autres produits du même genre : ils ne nécessitent aucune surveillance. Même les produits nettoyants pour vaisselle ne nécessitent pas de surveillance, car leur goût est altéré : même si le mélange contient du ‘hamets, le goût de celui-ci a été dénaturé avant Pessa’h, et il n’est plus du tout considéré comme ‘hamets".