Question
Bonsoir Rav
Il y a en bas de chez moi une synagogue où le minhag est ashkénaze mais les officiants sont séfarades. Après discussion il s'avère que le local a été cédé à la communauté par son ancien propriétaire aux actuels sous condition que le minhag reste ashkénaze.
Si la majorité des fidèles est séfarades est ce problématique ?
Si l'Officiant est séfarade a t il le droit d'officier de manière régulière en ashkénaze ? Est ce soumis à conditions de hatarat nedarim? A t il le droit/obligation/interdiction par exemple de faire la beraha sur hallel de rosh hodesh alors qu'à titre particulier il ne la fait pas ?
Merci beaucoup
Réponse du Rav Shmuel Elikan
On peut prier dans un rite qui n'est pas le sien, si c'est l'usage local (ou ici : du local). Il n'y a pas besoin d'avoir une majorité de fidèles ayant cet usage ou de faire une quelconque hatarat nedarim. Quoiqu'il en soit, pour Rosh H'odesh, beaucoup écrivent qu'il vaut mieux avoir un h'azan qui a pour usage de dire la bénédiction pour éviter de prononcer une bénédiction que l'on n'aurait pas récité sinon (1).
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(1) cf. Piskei Teshouvot OH 68, n. 29-30 et sources citées.