Question
Bonjour Rav, j'ai une question concrète concernant le cas suivant.
Une personne proche a accouchée d'un petit garçon il y a 2 semaines (quelques jours avant le début du terme). Quelques jours après la brit mila il a été hospitalisé pour une infection pendant 10 jours. Grâce à D.ieu il va beaucoup mieux et il doit sortir de l'hôpital ce chabat.
En effet, la dernière dose d'antibiotique est prévue pour ce vendredi soir. En conséquence, l'hôpital demande à la personne et au bébé de libérer la chambre samedi midi.
Le pédiatre recommande d'aller jusqu'au bout du traitement et de ne pas anticiper la sortie.
L'hôpital précise que s'il y a de la place, ils pourront rester dans la chambre jusqu'à la fin du chabat mais qu'à tout moment ils pourraient être amenés à rester dans les couloirs dans une situation inconfortable pour la mère est le bébé.
La personne voit potentiellement 4 solutions, en dehors de celle de rester dans les couloirs de l'hôpital.
1. Sortie vendredi en ne finissant pas le traitement.
2. Demander à la nounou non juive de venir le samedi midi, de mettre le bébé dans la poussette et de marché 1h jusqu'au domicile (sachant que la personne a subi une césarienne et qu'il n'est pas recommandé de marcher autant).
3. De commander un taxi à l'avance pour les ramener au domicile pendant chabat (en France)
4. Même solution que 2. mais pour aller chez quelqu'un de la famille qui habite à une vingtaine de minute sachant que l'environnement dans la maison en question ne serait pas adéquat (présence de beaucoup d'enfants, crainte de nouvelle infection).
Y a-t-il une solution halakhiquement envisageable ?
Réponse du Rav Shmuel Elikan
Mazal tov et prompt rétablissement.
Il est évident, qu'il faut finir le traitement, si c'est le conseil des médecins et qu'il en va de la santé de l'enfant.
Concernant le retour à la maison -
si l'on ne peut pas rester dans l'hôpital de manière qui soit médicalement bonne pour la mère et le bébé (environnement infectieux, etc.)
et qu'il n'y a pas où se reposer (comme une chambre d'hôtel à proximité que l'on pourrait commander à l'avance),
la meilleure solution est de demander à la nounou (non-juive) de venir, qu'elle commande pour eux un taxi (non-juif), leur ouvre les portes, y mette leurs affaires et les aide à porter le bébé là où il n'y a pas d'erouv et qu'elle paie le taxi (dans la mesure où l'on ne peut pas le commander et payer à l'avance, avant shabbat) (1).
Si cela n'est pas possible, on peut largement s'appuyer sur les avis permettant dans ce cas là de commander un taxi et le payer à l'avance, dans la mesure du possible (2).
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(1) réponse du Rav Ofer Livnat, basée sur plusieurs principes, notamment le fait que ce soit "amira de'amira lenoh'ri".
(2) réponse du rav Ehrenreich, selon resp. BeMareh HaBazak, vol. VII, §34. Le rav S.D. Botschko nous a répondu que l'on peut permettre de cette manière a priori puisqu'il ne s'agit que d'interdits rabbiniques et amira lenoh'ri dans un endroit où il y a un risque réel de santé. Selon cela, il a ajouté que si l'on n'arrive pas à payer le chauffeur de taxi avant ou après shabbat (s'il est d'accord) - on peut le payer durant shabbat.