Rav Elikan
Cacherout
Cacherout27 juillet 2025Questeur #153WhatsApp

Question

Boker tov Rav,

1. Peux t’on s’il vous plait rechercher un appartement pendant les 09 jours et faire une offre éventuellement ?

2. ⁠ Question completement differente: quelle est la différence entre halav nokhi et halav israel?

je vous remercie🙏🙏🙏

Réponse du Rav Shmuel Elikan

1. Il n'y a aucun problème à chercher un appartement pendant les 9 jours, car il n'y a aucune joie particulière à cela (1).

2. H'alav Israël signifie que la production du lait a été vérifiée et supervisée par un Juif tout le long et qu'on est sûr qu'il s'agit du lait de vache et pas autre chose.

En outre, le lait dit "noh'ri" (lait de non-Juif ou d'idolâtres - "akou"m" - acrostiche d'Ovdei koh'avim ouMazalot) est du lait qui a été trait par une personne non juive, sans qu’aucun Juif ne soit présent pendant toute la durée de la traite. Les Sages ont interdit de consommer ce lait, en raison du soupçon que le non-Juif pourrait y avoir mélangé du lait provenant d’un animal non cachère (comme une truie ou une chamelle).

En effet, nos Sages (H'azal) ont interdit le lait non surveillé à cause de la crainte que le non-Juif y ait ajouté du lait d’un animal interdit selon la kasherout. Cette interdiction apparaît pour la première fois dans la Mishna (2) :

> « Voici des produits des idolâtres qui sont interdits, sans que leur interdiction implique celle de tirer profit : le lait trait par un non-Juif sans qu’un Juif ne le voie. »

Dans le Talmud de Babylone (3), il est précisé que la crainte ne porte pas sur un remplacement total du lait pour le faire passer pour kashère, mais sur un mélange de lait kashère avec du lait provenant d’un animal impur.

Une autre raison, d'ordre hygiénique, est mentionnée dans le Talmud de Jérusalem (4) : les non-Juifs ne sont pas scrupuleux sur la loi de « guilouy » (interdiction de laisser un liquide découvert), car un "serpent" ou d'autres choses dangereuses pourrait y introduire du venin ou juste se poser dedans. Comme les non-Juifs ne se souciaient pas de cette règle, quiconque buvait un tel lait risquait d'avaler du poison ou d'autres saletés et d'en mourir. C’est pourquoi il serait interdit de consommer ce lait.

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(1) Cf. Halih'ot Shelomo (Auerbach), Moadim, Nissan-Av, p. 426, n. 71 ; resp. Or Letzion, vol. III, chap. 25, p. 240 ; etc.

(2) Mishna, traité Avoda Zara, chapitre 2, mishna 6.

(3) Avoda Zara 35b.

(4) Avoda Zara, chap. 2, hal. 8.