Rav Elikan
Cacherout
Cacherout24 mars 2024Questeur #6WhatsApp

Question

Merci! Donc je suppose que ca s'étend a toutes les mitsvot de hessed qui rajoute de l'amour et de la fraternité ? 🙏🏻

Réponse du Rav Shmuel Elikan

Oui. De manière générale, lorsque quelqu'un donne à son prochain de la nourriture par exemple, il a également la responsabilité que ce dernier bénisse pour ne pas lui engendrer la transgression d'un interdit du fait de ce don (1).

En outre, si cet ami se dit laïc et qu'il existe une crainte raisonnable que lorsqu'on lui demande de bénir, il soit offensé, on peut tout à fait lui donner de la nourriture et des boissons sans lui demander de bénir.

En effet, la dynamique interpersonnelle pouvant être perçue alors comme une insulte, cela engendrera la transgression d'une interdiction plus sévère (d'aimer son prochain), provoquant des tensions voire de la haine entre eux, pouvant même conduire à l'éloignement de la Torah et des commandements.

Ainsi, il est évident qu'il est interdit de forcer autrui à bénir !

En outre, cela ne doit pas non plus nous amener à trop craindre que l'invité soit offensé, car dans la pratique, la plupart des Juifs qui ne se définissent pas comme religieux sont néanmoins heureux de bénir ou du moins de dire "Amen" lorsqu'ils séjournent chez leur ami ou parent religieux.

Par conséquent, il est généralement possible d'offrir gentiment à l'invité une invitation à bénir, voire, même mieux, que l'hôte bénisse à haute voix, et si l'invité répond "Amen", il sera considéré comme impliqué et "partenaire" dans la bénédiction (2).

_____

(1) Cf. Sh. Ar. OH 169,2 et comm.

(2) Cf. resp. Iggrot Moshé (Feinstein), OH V, §13 ; resp. Minh'at Shelomo (Auerbach), vol. I, §35 ; resp. Shevet HaLévy (Wozner), vol. IV, §17 ; Piskei Teshouvot OH 169, §3-4 et sources citées.