Rav Elikan
Fetes
Fetes11 mars 2025WhatsApp

Question

Bonjour Rav,

A Jérusalem, nous ferons dimanche prochain le festin de Pourim. Doit on dire ce jour Tahanoun ? Question subsidiaire : dans l'affirmative, cette suppression de Tahanoun s'appliquerait elle...

Réponse du Rav Shmuel Elikan

C'est sujet à discussion, mais l'avis le plus répandu est de ne pas dire de supplications le 16 Adar à Jérusalem.

L'exemption ne s'applique pas ailleurs, mais uniquement aux villes fortifiées depuis l'époque de Josué, comme Jérusalem, célébrant d'habitude le 15 Adar ; ainsi ailleurs (1) - sauf pour les villes où il y a un doute si l'on fête Pourim le 15 (2) - l'usage est de réciter les supplications journalières.

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(1) cf. Halih'ot Shelomo (Moadim, chap. 22, al. 8) où il est rapporté au nom d’une réponse manuscrite du Rav Shlomo Zalman Auerbach qu’il est d’usage de ne pas dire Tahanoun le 16 Adar dans les villes ouvertes (non fortifiées). Cependant, dans quasiment tous les calendriers de référence il est dit qu’on récite le Tah'anoun, et leur source repose, entre autres, sur le Mih'tav MeEliyahu (§75), du grand kabbaliste Ribbi Eliyahou Mani, qui écrit qu’il faut dire Tah'anoun dans les villes ouvertes dans ce cas de figure. Apparemment, c’est aussi l’avis des décisionnaires qui ont entièrement autorisé ce jour pour les oraisons funèbres et le jeûne (cf. resp. Maharlbach §32 ; H'idoushei Rabbénou Meïr Simh'a sur Meguila 5a ; etc. cités, entre autres, dans le livre Pourim HaMeshoulash du Rav Saria Deblitzky).

(2) Il est bien connu que, selon les décisionnaires, dans tout cas de doute sur la récitation du Tah'anoun, il est préférable de ne pas le dire plutôt que de le réciter, car aujourd’hui la récitation de Tah'anoun est considérée comme facultative. De plus, s’il s’agit d’un endroit dont le statut est incertain il y a un double doute. Par conséquent, en pratique, dans ce cas il ne faut pas dire Tah'anoun, d’autant plus que c’est ainsi que l’on pratique dans de nombreux endroits.