Question
Bonjour Rav
1/ Concernant une femme qui peut accoucher à tout moment dont le terme est censé arriver dans deux semaines, quelles sont les grandes halakhot à connaître dans le cas où cela se déclenche chabbat ou Yom Tov ?
2/ Le mari peut il mettre dans la valise de sa femme des livres de prière pour lui de chabbat et fêtes au cas où il doit passer les fêtes a l’hôpital, même le jour de chabbat ou Yom Tov ?
3/ Peut il porter cette valise chabbat/ Yom Tov sachant qu’on est en houl ?
4/ Est ce qu’il peut toujours en houl sans erouv porter son téléphone sur lui même pendant chabbat et/ou Yom Tov en prévention pour ne pas rater le moment où sa femme peut l’appeler ? Sinon, Peut il le déposer à la synagogue et le laisser allumer la bas et le mettre sur lui pendant les offices pour être alerté en cas d’appels ?
Merci beaucoup
Réponse du Rav Shmuel Elikan
Besha'a tova, puisse l'accouchement se dérouler de la meilleure manière possible !
1. La plus importante des halah'ot est que l'on a le droit de transgresser shabbat pour apaiser une femme qui accouche (la mishna parle même d'allumer une bougie pour une femme aveugle, si cela peut l'apaiser!), parce qu'elle est considérée comme étant un "malade en danger" (1).
Et Rabbi H'ayim Ben-Attar nous enseigne que sauver un malade d'un danger n'est pas appelé une transgression du shabbat, mais son accomplissement (2).
2-4. Tout ce dont on a besoin pour l'accouchement peut être porté de la maison à la voiture, même s'il n'y a pas d'erouv (3).
Cela comprend : médicaments nécessaires, documents médicaux et d'identité. Concernant des habits ou de la nourriture, voire des livres, on les portera avec shinouy (on pourra les mettre dans le sac, p. ex.) (4).
Concernant les objets mouktzeh : a priori on ne prendre pas avec soi d'objets mouktzeh sauf si on en aura besoin à la sortie de la fête/shabbat, comme de l'argent ou un téléphone. Le mieux est de préparer un sac avant la fête (5), ou de les mettre dans le sac durant la fête/shabbat avec shinouy. Si le temps presse, on pourra tout prendre, sans shinouy, bien entendu (6).
Bien que certains soient plus stricts, on peut s'appuyer sur l'avis permettant au mari de mettre le téléphone dans sa poche en mode silence (avec "vibreur") durant shabbat/fête s'il attend l'appel de sa femme pour venir l'aider, etc. (7).
H'ag sameah'
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(1) cf. TB Shabbat 128b ; resp. Ouvah'arta BaH'ayim, §110.
(2) cf. Or HaH'ayim Shemot 31,13.
(3) cf. Shemirat Shabat Kehilh'ata, chap. 30, n. 134 ; Orh'ot Shabbat, chap. 20, al. 85 et n. 126 selon H'azon Ish OH §103, al. 19.
(4) cf. Torat HaYoledet, chap. 14, al. 3.
(5) cf. Mishna Beroura OH 444, s.k. 11 ; resp. H'atam Sofer YD 348 ; Mah'ané Israël (Kagan), chap. 7.
(6) cf. Shemirat Shabbat Kehilh'ata, chap. 40, al. 61 (dans la nouvelle éd.) et chap. 32, al. 34 et chap. 36, al. 6-7 ; cf. encore resp. Minh'at Shelomo, vol. I, §7 ; Nishmat Avraham, OH 278, al. 4, n. 37 ; etc.
(7) cf. resp. Dvar H'evron (Lior), OH §299 ; Hilh'eta KeRav, p. 172 et c'est également l'avis du rav Nah'oum Eliezer Rabinovitch, tel qu'on a pu l'entendre plusieurs fois de sa bouche.