Rav Elikan
Fetes
Fetes25 septembre 2022Questeur #57WhatsApp

Question

1) La fête dure 2 jours et nous voyageons le lendemain matin, est-ce possible de doucher notre fils de 15 mois pendant la fête ?

2) Est-ce que ma femme est dans l’obligation d’aller à tachlih ?

3) Combien de sonneries de chofar ma femme est-elle dans l’obligation d’écouter ?

4) Dans le cas où j’ai oublié d’aller chercher mon costume pour la fête chez le couturier, que j’ai déjà payé et que je voyage en Israël le lendemain de la fête, est-ce que j’ai le droit d’aller le récupérer pendant la fête ?

5) Est-ce que j’ai le droit de montrer des nouveaux achats (des habits) à ma femme pendant chabbat ?

Réponse du Rav Shmuel Elikan

1. Oui, on peut doucher un bébé à Yom-Tov (1).

2. Tashlih' est un usage et n'est absolument pas obligatoire (2).

3. Selon la halah'a, elle n'est pas astreinte du tout à entendre le shoffar ; ainsi elle peut en entendre autant qu'elle en souhaite ou que cela lui convient (3).

4. Bien que certains soient plus stricts, il y a sur qui s'appuyer pour permettre d'aller le récupérer, surtout s'il n'y a pas de communauté juive dans ce lieu (dans quel cas il n'y aurait pas de mar'it ayin) (4).

5. Pas certain d'avoir bien compris la question, sil s'agit d'achats - comme des habits - qui peuvent être portés/utilisés pendant shabbat, ils ne sont pas considérés comme mouktzé et c'est donc permis.

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(1) cf. Mishna Beroura OH 551, s.k. 18 ; etc.

(2) Tashlih' est un usage dont les premières traces remontent à l'Allemagne vers le 14ème siècle et qui trouverait sa source dans le Zohar. De nombreux maîtres, dont le Gaon de Vilna ou Rabbi H'aim de Volozhin évitaient de le pratiquer en affirmant que cela n'avait aucune source sérieuse dans le judaïsme (cf. comm. du Gra sur OH 583). Certains ont par ailleurs déconseillé aux femmes d'y participer (cf. p. ex. Elef HaMagen OH 598, s.k. 7)...

(3) Bien que Rabbi Akiva Eiger témoigne dans ses responsa (Mahad. Kama, §1) que les femmes ashkénazes sont plus strictes et ont pris sur elles d'écouter le shoffar, cela reste un commandement lié au temps duquel les femmes sont exemptées a priori - cf. Sh. Ar. OH 589,3 et comm.

(4) cf. Sh. Ar. OH 252,4 et comm. notamment Kaf HaH'ayim (Sofer), s.k. 42 ; etc.