Rav Elikan
Fetes
Fetes5 juillet 2023Questeur #19WhatsApp

Question

Boker Tov Rav, Peut on se couper les cheveux le jour du jeûne du 17 Tamouz ?

Réponse du Rav Shmuel Elikan

Cela dépend des usages, certains permettent, d’autres interdisent (1).

Quoi qu’il en soit, même si on suit l’usage permissif – il vaut mieux éviter de faire cela durant le jeûne, pour des raisons éducatives, à moins qu’on n’ait pas d’autre moment pour le faire.

______________

(1) Il a été statué dans la Shoulh'an Arouh’ (OH 551,3) selon le Talmud en Ta’anit 26b que l’usage est d’interdire de se couper les cheveux à partir de la semaine où tombe le 9 Av (shavoua sheh’al bo), et c'est l’usage en vigueur dans de nombreuses communautés séfarades. Cependant le Rama (ibid.) écrit que l’usage est d’être plus strict et l'interdiction de se couper les cheveux commence à partir du 17 Tammouz et c’est l’usage en vigueur dans les communautés ashkénazes ainsi que dans certaines communautés séfarades, comme le décrivent le rav Sofer dans son Kaf haH’ayim (OH ibid. s.k. 80), et le rav Toledana dans son Kitsour Shoulh'an Arouh’ (387, 8) et c’est également l'avis du Ari zal.

En ce qui concerne la coupe de cheveux le 17 Tamouz au soir, durant la nuit, il y a une discussion entre les décisionnaires quant à savoir si les coutumes du deuil commencent la nuit.

Le rav Shlomo Zalman Braun (She’arim Metzouyanim BaHalah’a 122,1), fait remarquer que selon le rav Moshé Feinstein (resp. Iggrot Moshé OH I, §168) il est permis de célébrer un mariage la veille du 17 Tamouz, le soir, se basant sur l’avis du Ba’al HaMaor, en cas de besoin et il ajoute : « selon cela, il semble que la loi soit similaire, on peut autoriser une coupe de cheveux la nuit ».

Cependant, cet avis n’est pas le plus répandu et selon la majorité des décisionnaires il n’y a pas de différence entre le jour et la nuit et dès le 17 Tamouz au soir commencent les usages de « Bein HaMetzarim ». Ainsi le H’ida dans resp. H’ayim She’al (vol. 1, §24) écrit qu'il ne faut pas bénir « shéhéh’yanou » à partir du 17 Tamouz au soir, et c’est également l’avis du rav Waldenberg (resp. Tzitz Eliezer, vol. X, §26), et du resp. Divrei Moshé (vol. I, §33) qui explicite que « chaque loi et coutume de la Torah ou de nos Sages commence le soir, sauf aux endroits où les décisionnaires ont indiqué différemment ». Et c’est également l’avis du rav Sternbuch (Moadim ouZmanim, vol. VIII, §338) et d’autres encore.