Question
1. Il ne fera pas kidoush (1), ni hamotzi sur deux pains, mais juste sur un petit morceau de pain, s'il en mange (2).
2. On peut se rincer le bout des doigts pour des raisons sanitaires avec un peu d'eau et sans savon (3). Mais le torchon ou un mouchoir/morceau de papier fait très bien l'affaire également.
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(1) Lorsque le jour de Kipour a lieu un shabbat, certains décisionnaires estiment qu'une personne malade dont l'état est dangereux ou un enfant doivent réciter le kidoush avant de manger - cf. resp. Hitorerout Teshouva vol. III, §407 ; c’est aussi en ce sens que tend Rabbi Akiva Eiger dans ses gloses sur le Sh. Ar. 618, s.k. 2, qui se fonde sur les auteurs selon lesquels le kidoush, en cas de repas est une obligation de la Torah. Mais selon la majorité des décisionnaires, ni le malade ni l'enfant ne feront de kidoush, le shabbat coïncidant avec Kipour, car il n'y a pas de mitsva de manger ce jour-là - cf. Sh. Ar. Harav OH 618, 18 ; H'ayei Adam, klal 145, al. 32 ; Or Saméah', hil. Avodat Yom Hakipourim chap. 4, Hal. 1 ; resp. Har Tsvi vol. I, §155 ; resp. Iggrot Moshé HM vol. I §39 ; resp. Yaskil Avdi vol. VIII, §20 ; resp. Mishnat Ya’avets, OH §59 ; Shemirat shabbat Kehilh'ata chap. 39, al. 33 ; H'azon Ovadia (Yossef), Yamim Nora'im, p. 307.
(2) Selon le Knesset HaGuedola (Hagahot ha-Tour), il faut établir son repas sur deux pains (leh'em mishné). Or cette position est difficile à comprendre, car il ne descendait pas du ciel, avant le jour de Kipour, une double part de manne, puisqu’il est interdit d’y manger. Certains soutiennent que, pour les malades et les petits enfants, cette double part descendait du ciel. Mais la majorité des décisionnaires estiment qu'il n'est pas nécessaire de se munir de deux pains, et telle est la position du Maguen Avraham OH 618, s.k. 10 et du Sh. Ar. Harav id. al. 18.
(3) Cf. Sh. Ar. OH 613,2-3 et comm.
Réponse du Rav Shmuel Elikan
@972542144229