Question
Bonjour Rav,
Peut on tremper des Kelim au mikve le jour de Tisha beAv ?
Réponse du Rav Shmuel Elikan
A priori, il vaut mieux éviter, car cela peut nous détourner du deuil (1).
En outre, si ce n'est pas un grand effort, ou qu'on a besoin des ustensiles directement après le jeûne ou encore qu'on n'a pas d'autre moment pour le faire - on peut dès le midi-solaire (h'atzot) (2).
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(1) Nos sages enseignent :
> « Quiconque se livre au travail le 9 av n’en verra jamais de signe de bénédiction » (TB Taanit 30b).
La raison en est que le travail détourne l'esprit du deuil.
Toutefois, il n'y pas de décret explicite des Sages interdisant de travailler le 9 av : dans certaines localités, on avait usage d'interdire, dans d'autres - on avait usage d'autoriser. Nos Sages disent que l'usage local oblige ; donc, en un lieu où on a pour coutume de ne pas travailler le 9 av, il est interdit de travailler (TB Pessah'im 54b). Or tout le peuple juif a pris pour usage de ne pas travailler le 9 av au moins, jusqu'au midi-solaire (h'atzot). Même après midi, il est juste, a priori, de s'abstenir de travailler, afin de ne pas détourner son esprit du deuil ; ce n’est donc qu’en cas de grande nécessité que l’on travaille après le midi solaire (cf. Sh. Ar. et Rema OH 554, 22 et 24, et comm. dont Mishna Beroura s.k. 49).
Les travaux interdits le 9 Av v sont ceux dont l'accomplissement requiert une application continue de l'esprit dans le temps, et qui occupent l'esprit. C’est le cas, par exemple, de la couture, du raccommodage de vêtements, de la réparation de meubles, de la réparation d’ustensiles électriques, ou du commerce, etc.
(2) En effet, il est permis d'accomplir, le 9 av, un travail dont l'ajournement entraînerait une perte significative, comme pour H'ol HaMo'ed (Cf. Sh. Ar. OH 554, 23).