Rav Elikan
Chabbat
Chabbat6 juin 2024Questeur #149WhatsApp

Question

Shavoua Tov Rav peut on prendre du café turc shabbath ?

Réponse du Rav Shmuel Elikan

Les opinions varient parmi les décisionnaires concernant la préparation du café turc le Shabbat.

Certains permettent a priori (1), tandis que d'autres ne permettent qu'en kli sheni (2), d'autres encore en kli shelishi (3) et d'aucun interdisent complètement, en raison de la question de "bishoul ah'ar afiya" (cuisson après torréfaction) (4).

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(1) cf. resp. Yeh'aveh Da'at, vol. II, §44 et H'azon Ovadia, Shabbat, vol. IV, p. 314-321 - le Rav Ovadia Yossef suit l'avis selon lequel le Shoulh'an Arouh', permettrait la re-cuisson, à nouveau, avec de l'eau chaude versée sur la poudre de café, du fait qu'il y avait déjà eu une première cuisson (torréfaction du café) qui s'est faite avant shabbat, et donc, selon lui il est permis de préparer du café turc le Shabbat, en versant directement l'eau bouillante sur la poudre de café. C'est également l'opinion du rav Moshé Lévy dans Menouh'at Ahava, chap. 10, al. 26. Pour eux, la préparation du café noir le Shabbat, même dans un "kli rishon" (premier récipient), est permise, car il est déjà torréfié et il n'y a pas de cuisson après torréfaction selon cette opinion.

(2) Cf. Kaf HaH'ayim OH 318, s.k. 83 où le rav Sofer comprend que même le Shoulh'an Arouh'est strict concernant la cuisson après cuisson, et n’autorise que dans un "kli sheni" (deuxième récipient), comme l’explique le Rema et c'est également l'avis de Ribbi Shalom Messas - resp. Shemesh ouMaguen, vol. II, OH, §8 et d'autres encore.

(3) cf. resp. Or Letzion (Abba-Shaoul), vol. II, chap. 30 §4 et note (cf. encore id. 6) ; Rav Mordeh'ai Eliahou, Kol Eliahou, Shabbat, hil. Bishoul, §23, p. 327 ; resp. Iggrot Moshé (Feinstein), vol. IV OH, §74 ; resp. Yabia Omer, vol. VII, OH §40 (qui soutient que c'est le cas pour ceux qui suivent le Rema) ; Shemirat Shabbat Kehilh'ata, chap. 1, al. 57 (dans l'ancienne éd. et al. 63 dans la nouvelle) ; etc. Cet avis se base sur le fait qu'il faut être strict et interdire la préparation du café noir le Shabbat en y versant de l'eau bouillante directement dessus, car la torréfaction n’est pas considérée comme suffisante pour le rendre comestible selon la loi juive, alors que "kli shelishi" n'est pas considéré comme une "cuisson" quelconque et, de fait, on peut ajouter de l'eau de cette manière, en la transvasant d'abord d'un récipient à un autre.

(4) cf. H'azon Ish OH §52, al. 19 ; cf. encore resp. Guinat Veradim, Klal III, §2.