Question
Bonjour Rav @972543423360, est-il possible de considérer la différence de prix comme une partie du maasser lorsqu'on vend à une personne nécessiteuse un bien en dessous de sa valeur réelle ?
Réponse du Rav Shmuel Elikan
Bien que ce soit sujet à discussion, il y a sur qui s'appuyer pour permettre de considérer une remise de prix à une personne nécessiteuse comme "ma'asser kessafim" (1).
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(1) Dans le livre Ahavat Tzedaka (chap. 4, al. 49, p. 164) le rav Avidan soutient qu'il a trouvé quatre opinions parmi les décisionnaires à ce sujet et selon chacun, il y a une retombée pratique sur la manière de faire la transaction ici :
- selon le Maharil Diskin (resp. §23-24) et le Netziv (resp. Meshiv Davar, vol. II, §49), il est tout à fait valide et permis d'agir ainsi et on peut faire la transaction normalement.
- Selon le rav Yeh'ezkel Landau (resp. Noda Bi'Yehouda YD §199), il y aurait une obligation de prélèvement (hafrasha) pour le ma'asser kessafim (dîme sur l'argent), et donc le propriétaire doit faire un acte positif, prélever activement cet argent lorsque le client serait d'accord pour une telle déduction (c'est-à-dire qu'il paie le prix plein et on lui rembourse la déduction ensuite).
- Selon le Shah' (YD 257, s.k. 13) qui suit l'avis du Rambam, il y aurait également une obligation de donner et pas seulement de prélever ; donc, pour que ça fonctionne dans ce cas, il faudrait d'abord donner de l'argent à la personne nécessiteuse, puis lui vendre au prix plein.
- Selon le Levoushei Srad (§104), dans ce cas, il n'est pas possible d'agir ainsi, car il n'y a pas eu de don à proprement parler.