Question
Peut-on réciter Nishmat Kol H'ai à n'importe quel moment de la journée? Peut-on le faire suivre de Yishtabakh à n'importe quel moment de la journée ou doit-il être dit avant Baroukh cheamar dans psouké dezimra?
Réponse du Rav Shmuel Elikan
La prière de « Nishmat kol h’ai » est une prière ancienne, dont une partie figure déjà dans le Talmud (1). Selon certains, elle aurait été instituée par les gens de la Grande Assemblée (2).
Cette prière ne serait alors pas forcément liée aux « Psoukei DeZimra » et, du moins, on pourrait la réciter tous les jours (3).
La première occurrence liant cette prière aux psaumes de la prière récités lors de shabbat et des fêtes figure chez les Guéonim (4).
Toutefois, selon les Tossafot, dès lors que cette bénédiction a été instituée dans la prière, elle fait partie intégrale de la bénédiction d’Yshtabah’ et il ne faudrait pas la réciter hors de ce cadre-là, c’est-à-dire, durant les jours fériés, après avoir récité Barouh’ She’amar, quelques psaumes et avant d’avoir dit Yishtabah’ (5).
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(1) cf. TB Pessah’im 117b-118a et comm. ; TB Berah’ot 59b ; cf. encore Rif, Pessah’im, ad loc. et sur Ta’anit 6b ; Ra’avad cité dans Teshouvot HaGuéonim HaH’adashot, §36 ; Rambam, hil. H’ametz ouMatza, chap. 8, hal. 10 ; etc.
(2) cf. Sefer HaOreh, vol. II, §46 vers la fin ; comm. sur la prière du Rokeah’, vol. II, p. 499 ; Mordeh’ai, Pessah’im, Hilh’ot HaSéder Biktzara.
(3) cf. Rokeah’, Peiroush Seder HaTefila, vol. II, p. 499 ; Sefer Ha’Ittim §173 ; Sefer HaManhig, Tefila, §19 ; Birkei Yossef (H’ida) et She’arei Teshouva sur OH 281 ainsi que Be’our Halah’a, ad loc. s.v. oubekhol qui soutiennent que si l’on a oublié de dire « Nishmat » en un jour férié, il faudra le dire à la fin de la prière, ce qui laisse entendre que cela ne fait pas partie de la bénédiction d’Yshtabah’ ; cf. encore Sefer HaMah’kim, p. 7-8 et Orh’ot H’ayim (Lunel), Meah Berah’ot, §36. Cf. aussi Ben Ish H’ai, 2ème année, par. Toledot, §3.
(4) Seder Rav Amram Gaon, p. 69 ; Sidour Rav Saadia Gaon, p. 119.
(5) cf. Toss. Pessah’im, id. s.v. Rabbi ; cf. encore comm. de Rabbenou Bah’ya sur Bereshit 7,22. Il semblerait que ce soit également l’avis d’autres auteurs – cf. resp. Mishkenot Yaakov OH §64 ; Maguen veTzina, chap. 21 ; Divrei Yirmiahou, vol. I, p. 100c-d ; Shalmei H’aguiga, 207b ; H’ayei Adam, Klal 10, al. 6 au nom du Gaon de Vilna ; Sha’ar HaKolel, chap. 20, al. 3.