Question
Bonsoir, lors d’un repas de cheva berakhot, est ce que :
1. Les panim hadashot sont obligées de manger du pain
2. je peux réciter une des 7 berakhot si j’ai participé au repas en prenant du mézonot mais sans faire motsi?
Réponse du Rav Shmuel Elikan
1. S'il y a dix personnes qui mangent du pain, les panim h'adashot n'ont pas besoin d'en manger (1).
2. Il y a sur qui s'appuyer pour permettre à quelqu'un (panim h'adashot) qui n'a pas mangé de pain avec les mariés de réciter l'une des sheva berah'ot, surtout s'il y a dix personnes qui ont mangé du pain (2).
______________
(1) cf. Rema EH 62,7 ; Kovetz MiBeit Lévy (Wozner), vol. IX, p. 45.
(2) Bien que certains soient plus stricts à ce sujet et affirment que comme il s'agit d'un doute (safek), concernant les bénédictions, on évite - c'est notamment l'avis des kabbalistes Rav Itzh'ak Aboulafia (Pnei Itzh'ak, I, HaBerah'ot §101) et Rav Eliyahou Mani (cf. H'ina veH'isda, vol. I, p. 112c) et c'est également ainsi que tranche le Rav Ovadia Yossef (resp. Yabia Omer, vol. II, §11, al. 7 et VIII, OH §22, al. 18). De même, le Rav Shlomo Zalman Auerbach cite le Gaon de Tchebin, qui a rapporté que son maître, le Gaon Rav Meir Arik (auteur du "Imrei Yosher") évitait de bénir dans une telle situation.
D'autre part, beaucoup de décisionnaires ont écrit que la coutume est d'être indulgent à ce sujet, et permettre de bénir a priori - cf. resp. Be'er Moshe (Stern), vol. II, §118-119 ; resp. Yaskil Avdi (Hadaya), vol. VIII, OH §20, al. 25 ; Beit H'atanim, chap. 15, n. 13 au nom du rav Ben-Tzion Abba Shaoul ; resp. Shraga HaMéïr, vol. I, §58 ; etc.