Rav Elikan
Couple
Couple28 février 2024Questeur #48WhatsApp

Question

Bonjour , dans quelle mesure est-il permis ou interdit de fournir à une dame non juive les comprimés servant à son avortement (pas de raison medicale particuliere);

qu’il s’agisse de la simple prescription et/ou de la délivrance en main propre de la molecule.

Réponse du Rav Shmuel Elikan

Si cela est avant que le bébé soit viable, alors c'est permis, même sans raison particulière (1).

Si c'est après, il vaut mieux éviter de participer à cet avortement, dans la mesure du possible (c'est à dire dans la mesure où cela n'engendre pas de grandes pertes, comme celle de notre travail par exemple), en effet nous sommes également astreints à ne pas commettre d'aide à la transgression d'interdit ("lifneh iver") envers les noahides (2).

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(1) cf. resp. Mishneh Halah'ot, vol. IX, §328 ; cf. aussi resp. Teshouvot veHanhagot, vol. II, HM, §735 qui est plus strict et ne permet que dans les 40 premiers jours de la grossesse.

Selon beaucoup donner des comprimés et a fortiori une ordonnance est considéré comme grama d'un interdit rabbinique - cf. Sdei H'emed, Maar. HaAlef, klal 52 qui rapporte les propos de ribbi H'aim Pallache au nom du resp. Beit Yehouda, EH, §14.

Cf. encore H'emdat Israël, p. 88.

(2) cf. TB Avoda Zara 6b et comm. ; Beit Shemouel EH 5 à la fin ; Minh'at H'inouh' comm. 232 ; selon certains il s'agit d'un interdit d'ordre rabbinique - cf. resp. Pnei Yehoshoua, §3 ; cf. encore resp. Minh'at Shelomo (Auerbach), vol. III, §103 (surtout al. 4).