Rav Elikan
Cacherout
Cacherout27 novembre 2024Questeur #146WhatsApp

Question

Bonjour Rav - est il permis de manger dans une houmousia qui ne fait que du houmous et des fèves mais qui est tenue par des non juifs et qui n’a pas de teuda ?

Réponse du Rav Shmuel Elikan

A priori, on évite ; et ce, pour deux raisons :

1. La cuisson faite par un non-juif (bishoulei akoum) (1).

2. La casherout des ingrédients (2), qu'il faudrait pouvoir vérifier.

Si on peut vérifier tout cela comme il faut (et, par exemple, qu'on n'aurait rien d'autre à manger) - alors on pourrait y manger.

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(1) Comme il est écrit dans le Sh. Ar. YD 113 - Lois sur la cuisson par des idolâtres :

> Alinéa 1 : Un aliment qui ne peut pas être consommé cru et qui est digne d'être servi sur la table des rois, soit comme accompagnement au pain, soit comme mets raffiné, s'il est cuisiné par un non-juif, même dans un ustensile appartenant à un Juif et même dans une maison juive, est interdit en raison de la règle de bishoul akoum.

> Alinéa 2 : Si un non-juif mélange un aliment qui peut être consommé cru avec un aliment qui ne peut pas l'être et qu'il cuisine le tout, si l'élément principal est soumis à la règle de bichoul akoum, cela est interdit. Sinon, c'est permis.

> Rema : Il est permis de consommer des pois chiches grillés par des non-juifs, de même que certaines légumineuses grillées appelées "a'rbesin". Ces aliments ne sont pas considérés comme dignes d’être servis à la table des rois, et il est donc habituel de les considérer comme permis, à moins qu’ils soient cuits dans une poêle graissée avec du lait, ce qui les rend interdits (voir Rambam, hil. Ma'ah'alot Assourot, chapitre 17, etc. ...) Cependant, si ce n'est pas le cas, ils sont permis. Il n'y a pas à craindre que les ustensiles utilisés par les non-juifs aient absorbé des goûts interdits, car, par défaut, ces ustensiles ne sont pas utilisés dans les 24 heures. Tout fruit qui peut être mangé cru reste permis, même s’il a été cuisiné ou réduit en purée par un non-juif.

Ainsi, on apprend du Rema que seuls les pois chiches grillés sont permis, mais s'ils sont cuisinés, ils sont interdits.

(2) Problèmes potentiels :

- Tahini : Certaines "tahini blanches" utilisées dans le monde arabe peuvent contenir des ingrédients non-cashers, il faudrait donc pouvoir vérifier.

- Oignons et ail : s'ils ont été cultivés par un Juif en Israël, il faut en prélever la teroumot et ma'asserot (prélèvements et dîmes). Par ailleurs, s'ils ont été coupés avec un couteau non-casher, ils absorbent le goût interdit en raison de leur nature "piquante" (h'arif) et deviennent eux-mêmes interdits, selon presque toutes les opinions halah'iques.

- Pain ou pita accompagnant le h'oumous : leur casherout devrait également être vérifiée, surtout s'ils le préparent pour nous dans le restaurant (pat akoum).