Rav Elikan
Berakhot
Berakhot15 janvier 2025Questeur #79WhatsApp

Question

Shalom harav, comment la Torah nous demande de prendre une bénédiction faite par quelqu'un qui n'est pas droit ou peut-être même considéré racha ?

Réponse du Rav Shmuel Elikan

Je ne suis pas certain d'avoir compris la question.

On peut être acquitté par les bénédictions d'autrui (1), qu'il soit juste ou mécréant.

Et si la question était sur l'adage talmudique (2) :

> « Ne considère pas la bénédiction d'un simplet comme insignifiante. »

Le rav Kook explique (3):

> La conduite divine a établi tout ce qui existe - les éléments matériels et spirituels ainsi que leurs actions - avec une sagesse extraordinaire, de manière à atteindre leur finalité : renforcer le but moral, qui est le fruit de la création. Ainsi, Dieu a décrété que la prière soit efficace, car elle sert un objectif moral : élever l’âme et éloigner de la mauvaise voie. De la même manière, Il a décrété que la bénédiction ait un effet bénéfique, afin que les êtres humains s’efforcent de vivre dans la paix et l’amour, et qu’ils soient dignes de recevoir des bénédictions les uns des autres. C’est pourquoi il ne faut pas considérer la bénédiction d'un simplet (voire mécréant) comme insignifiante.

> En effet, l'efficacité d’une bénédiction ne repose pas uniquement sur la valeur personnelle du "bénisseur", mais elle découle d’une loi universelle qui participe à la perfection générale de l’existence dans son aspect moral. Cependant, il est évident que, bien que cette règle universelle ait été instituée en raison d’un besoin, il existe des différences spécifiques entre les individus. On ne peut donc comparer la valeur de la bénédiction d’un simplet ou mécréant à celle d’une personne éminente ou d’un Juste.

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(1) Cf. TB Rosh haShana 29a ; Souka 28b ; Sh. Ar. OH 213,2-3 et comm.

(2) TB Berah'ot 7a ; Meguila 15a.

(3) Ein Aya, Berah'ot I, chap. 1, §68.