Question
Chalom Rav,
J'ai cru comprendre que concernant l'interdit de Hadash, effectif même en dehors d'Eretz Israel, le TaZ (Choulhan Arouh Yoré Dea 293,4) aurait statué de façon munificiente sur un interdit de la torah en s'appuyant sur un principe inconnu pour moi : Si on est בשעת הדחק, on peut s'appuyer sur l'avis d'un Tana repoussé dans la Michna concernant un Interdit de la torah, malgré que son avis à été repoussé par la michna,le talmud et tranché par la majorité des Rishonim ainsi que dans le Rambam et Choulhan Arouh.
Ce genre d'OVNI hilhatique ou du moins ce principe, existe et est appliqué par d'autres decisionnaires dans d'autres halahots ? Ou a essayé de l'être ?
Réponse du Rav Shmuel Elikan
1. Ce n'est pas l'argumentaire du rav David Segal (TaZ YD 293,4).
Il vient justifier un usage largement répandu au sein de toute l'Europe ( limoud zeh'out ), en expliquant la logique talmudique qui le justifierait.
D'ailleurs, il ne s'appuie pas sur "l'avis d'un tanna repoussé" et explique, à la suite de son beau-père, le BaH', les sources qui légitimeraient cet usage appliqué par tous (pour ne pas devoir dire comme le Rema, ad loc. - "moutav ihyiou shogeguin" ).
2. Le fait de justifier a posteriori un usage largement répandu se retrouve dans toute la littérature rabbinique.