Rav Elikan
Divers
Divers15 décembre 2024Questeur #126WhatsApp

Question

Bonjour Rav, est il recommandé de faire un pidyone nefesh pour un nourrisson qui a été hospitalisé pour une bronchiolite?

Merci

Réponse du Rav Shmuel Elikan

Si vous demandez à des kabbalistes, il est probable qu'ils le recommandent (1).

Pour notre part, nous n'avons pas de compréhension dans les éléments voilés (ein lanou essek baNistarot), mais on peut recommander de prier et donner de la tzedaka pour sa guérison pleine et entière.

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(1) Le rav Yossef H'aïm Sonnenfeld, écrit dans son livre Torat Haïm (chapitre 86) :

> "La racine de l'idée du rachat de l'âme (Pidyon Nefesh) est mentionnée dans notre Torah sacrée, dans la parasha Michpatim (Exode 21, 30), concernant un bœuf habitué à encorner qui a tué : "Si une rançon lui est imposée, il donnera comme rançon pour sa vie ce qui lui sera imposé." Nous voyons donc clairement qu'il existe une possibilité, pour ceux passibles de mort par décret céleste, de se libérer (c’est-à-dire d’être exemptés du jugement) par le biais d’un rachat".

L'un des Rishonim, Rabbi David Kimh'i (Radak), a déjà mentionné cela dans son commentaire sur le Shmouel (Samuel I, chap. 14), à propos du verset : "Et le peuple racheta (vayifdou) Jonathan". Il explique qu'ils donnèrent sa valeur (en argent) en tant que don au sanctuaire. Il prend cela au sens simple : pour expier cette faute qui avait été commise par inadvertance, ils donnèrent une contribution au sanctuaire afin de le racheter.

De même, l'Admour HaZaken écrit dans le Tanya (Iggérèt HaTeshouva, chap. 3) concernant la mitzvah de la tzedaka (charité) : la tzedaka peut remplacer les jeûnes, comme il est dit : "Et rachète tes fautes par la charité" (Daniel 4, 24). Grâce au don et à la bienfaisance, un rachat est accompli pour l'âme.

La raison est que, dans la mitzvah de la tzedaka, toute l'énergie de l'âme du juif est investie, car une personne fournit des efforts et se fatigue pour gagner son argent, et en donnant, toutes les forces de son âme s'élèvent vers la sainteté.

Voyez également ce qu'écrit Rabbi Eliezer Pappo dans son livre Pelé Yo'etz (à la fin de l’entrée "Pidion") :

> "Qu’il est bon et agréable, pour toute maladie, tout mauvais rêve, ou toute détresse à éviter, d’accomplir le rite du rachat de l’âme tel qu’il est ordonné dans les livres. Car la tzedaka, la prière, et la puissance des noms divins mentionnés et utilisés sont capables de protéger et de sauver de toute détresse et affliction, et ainsi apporter une délivrance".

Dans le livre Likouté Moharan de Rabbi Na'hman de Breslev (Tanyana, Torah 3), il est écrit :

> "lorsque Rabbi Eliezer HaGadol était malade, il dit à Rabbi Akiva : "Une chaleur intense règne dans le monde" (Sanhédrin 101). Car à cette époque, il n’y avait personne capable d’adoucir le jugement, ce qui nécessitait un rachat pour adoucir ce jugement, et cela n’était pas disponible. En effet, après l'adoucissement et le rachat, il devient alors approprié de guérir le malade par des traitements médicaux. C’est précisément après le rachat et l’adoucissement qu’un médecin est autorisé à soigner le malade.

> Car en réalité, comment le médecin pourrait-il entreprendre de guérir un malade avec des traitements et des médicaments, alors qu’il ne connaît pas le remède spécifique nécessaire à ce malade ? Il existe de nombreux médicaments adaptés à diverses maladies, mais le malade ne peut être guéri que par un médicament particulier qui lui est destiné, selon le décret d’En-Haut. Comme l’ont dit nos Sages (Avoda Zara 55) : "Ils décrètent d’En-Haut qu’il sera guéri par tel médicament, tel homme, et tel jour." Dès lors, comment le médecin peut-il entreprendre de soigner, alors qu’il ne connaît pas le médicament décrété d’En-Haut ? Cependant, après l'adoucissement et le rachat, le médecin peut intervenir pour guérir".