Question
Si pour faire netilat yadaïm on n'a à disposition que des verres jetables en plastique, vaut-il mieux, avant la tefila, immerger directement ses mains dans l'eau qu'on aura fait jaillir du robinet (pour éviter le gaspillage d'un verre alors que le réchauffement climatique occupe les esprits) ou alors quand même utiliser le verre en plastique en sachant pertinemment qu'il serait illusoire de prétendre le réutiliser ?
Quid des autres fois où l'on pratique l'ablution des mains?
Réponse du Rav Shmuel Elikan
Bien que l'on puisse utiliser un verre en plastique pour l'ablution rituelle des mains (1), si les mains ne sont pas sales, surtout pour les prières de minh'a et arvit, il vaut mieux les laver directement au robinet, sans utiliser de verre en plastique (2).
Immerger ses mains ne fonctionne que pour de l'eau dans laquelle on pourrait se tremper comme un mikveh, la mer, un fleuve ou une source d'eau (ma'ayan) et n'est pas utile dans ce cas (3).
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(1) cf. resp. Tzitz Eliezer, vol. XII, §23 ; resp. Shraga HaMéïr, vol. I, §50, al. 2 au nom du rav Grinwald de Pappa dont les propos figurent dans ses resp. Vaya'an Yossef, vol. I, §65 ; resp. Be'er Moshé (Stern), vol. I, §49 ; Kovetz MiBeit Lévy, vol. III, p. 70 (lettre du rav Shemouel Wozner) ; resp. Az Nidberou (Zilber), vol. VI, §48 ; resp. Vayashev Moshé (Zorger), vol. II, §65 ; resp. She'ilat Shaoul (Breisch), vol. I, §36 ; H'azon Ovadia, Shabbat, vol. II, p. 56 ; Piskei Teshouvot OH 159, §2 et sources citées.
(2) Et ce, pour deux raisons :
A- Certains décisionnaires écrivent qu'il vaut mieux ne pas utiliser un verre en plastique qui va être jeté par la suite comme instrument à la sanctification - cf. resp. Or Letzion, vol. II, chap. 11, §6 et resp. Minh'at Itzh'ak (Weiss), vol. X, §23 ( = Kovetz Ohel Moshé, vol. V) qui soutient pour cette raison que même a posteriori un verre en plastique n'est pas utile à l'ablution rituelle.
Cf. encore resp. Iggrot Moshé, vol. II, §39. Quoi qu'il en soit, beaucoup de ceux qui permettent ne le permettent pas a priori et qu'a posteriori quand on n'a pas d'autre possibilité (cf. resp. Kinyan Torah (Horwitz), vol. I, §49, al. 2).
B- Selon certains, il n'est pas obligatoire de se laver les mains avec un keli pour la prière (cf. les propos du rav Avraham H'aim Naeh dans son Ktzot HaShoulh'an OH §12, al. 4 et Badei HaShoulh'an, ad loc. s.k. 9) et a fortiori lorsque les mains sont propres et pour des prières où l'usage est de ne pas faire de bénédiction sur cette ablution des mains.
(3) cf. Sh. Ar. OH 159, 14-20 et comm.