Rav Elikan
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Article6 février 20253139 mots

Beshalah' - la voix des femmes !

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Dédié à la mémoire de notre ami et maître, Bernard Geller z"l

Dans notre parasha (Shemot 15, 20-21) nous trouvons une scène unique et particulièrement puissante, qui pose quelques questions :

« Myriam, la prophétesse, sœur d'Aaron, prit le tambourin en main, et toutes les femmes la suivirent avec tambourins et danses. Myriam leur "dit" (vata'an) : "Chantez pour Dieu, car Il S'est élevé avec gloire ; cheval et cavalier, Il les a précipités dans la mer." »

Myriam et les femmes d'Israël entonnent ici un chant de louange, rejoignant une tradition où des figures féminines expriment leur joie et leur foi à travers la musique et le chant.

Déborah, la prophétesse, fit de même après la victoire sur Sisra, comme il est dit dans le Livre des Juges (5, 1) que l'on lira en Haftara :

« Déborah et Barak, fils d'Avinoam, entonnèrent ce jour-là le chant suivant… »

Nous trouvons également dans Shmuel (I 18, 6-7), lors du retour de David après sa victoire contre Goliath :

« Lorsqu’ils revenaient, après que David eut frappé le Philistin, les femmes sortirent de toutes les villes d'Israël pour chanter et danser à la rencontre du roi Saül, avec tambourins, avec joie et avec cymbales. Les femmes qui chantaient se répondaient en disant : "Saül a frappé ses milliers, et David ses myriades." »

- *Drôle de question...*

Il y a de cela quelques années quelqu'un m'interrogeait sur sur le site de cheela.org à ce propos :

Comment est-il possible qu'une femme chante devant un homme, alors que nous avons une règle bien établie : « La voix d’une femme est une 'ervah' (nudité, chose interdite) » (1) ?

J'avoue que la question, qui me semblait anachronique ne m'avait jamais effleuré l'esprit...

En effet, à l'époque biblique, l'interdiction d'écouter une voix de femme, dont le caractère serait "érotisé", n'avait pas encore été instituée par les Sages. Ce n'est que plus tard, lorsqu'ils ont vu les risques de dérive (chants érotiques qui empêchent la concentration lors de la prière et amènent à la débauche), qu'ils ont établi cette interdiction. C'est une approche que l’on trouve dans plusieurs sources (2).

Mais en cherchant, j'ai vu que de nombreux rabbins se sont penchés sur cette question. Ainsi, nous trouvons plusieurs réponses à cela.

- _Une élévation spirituelle au-delà de la règle_

La première consiste à exprimer un élèvement spirituel qui dépasserait la logique halah'ique "habituelle".

En ce sens, le H'ida écrit (3) :

« On peut dire, concernant cette règle que la voix d’une femme est une ‘ervah’, tel que défini dans le traité Shabbat, qu'ici ça n'est pas le cas, parce que lorsqu'il y a la crainte de la Présence divine, il n’y a pas de pensée impure. Il en est de même ici : lorsque la révélation divine se produit en public, la crainte de la Présence divine empêche toute pensée impure, et hommes et femmes peuvent chanter ensemble sans crainte… En effet, ici, Myriam la prophétesse et toutes les femmes ont chanté devant tout Israël, et l'on pourrait objecter que la voix d’une femme est une ‘ervah’… Mais le verset dit "Myriam leur répondit" (vata'an lahem), en utilisant le masculin (et non "lahen" au féminin), pour dire que les femmes étaient comme les hommes et qu’il n'y avait pas d’interdit lié aux pensées impures. De plus, il y avait une révélation divine à ce moment-là, et même une servante a vu sur la mer ce que les plus grands prophètes ne verraient pas. »

Les propos du H'ida ne sont pas très éloignés de ceux du Kli Yakar, Rabbi Ephraïm de Luntchitz, disciple du Maharal de Prague, qui écrivait plus d'un siècle avant le H'ida, dans des tons quasi-féministes avant l'heure (4) :

« Puisque, lors du passage de la mer, les femmes ont atteint le même niveau prophétique que les hommes, la Parole reçue fut donc la même. Et il en sera de même à l'avenir, comme il est dit : "Une femme entourera un homme" (Jérémie 31,21) ».

Le Rav Menah'em Azaria de Fano suppose également que Myriam et les femmes ont bien chanté devant les hommes, et il écrit (5) :

« Du fait de la Révélation, ce chant est comme le roucoulement d'une colombe, il n'y a donc aucune rigueur à ce sujet. Dans le monde futur, le mauvais penchant n'existera plus. »

Dans les responsa Be'er Sheva (6), on trouve une explication similaire, mais quelque peu différente :

« Ne m'objecte pas le verset "Déborah et Barak, fils d’Avinoam, chantèrent", comme me l’a demandé une femme érudite, car on peut dire que cela relève d'un cas exceptionnel de parole prophétique. De la même manière, les Tossafot expliquent pourquoi Devorah a pu juger Israël, alors qu'il est admis qu'une femme ne peut pas siéger comme juge, comme cela est explicitement mentionné dans le Talmud de Jérusalem (Yoma). »

C’est-à-dire que Devorah était une exception en raison de sa sainteté particulière, tout comme Myriam.

De même, le rav Issah'ar Eilenburg écrit (7) que lors d'une élévation spirituelle, les hommes et les femmes dépassent le monde matériel et leur voix devient un instrument prophétique divin.

Il rapporte aussi que Myriam n'a pas pris le tambourin pour accompagner le chant, mais pour atténuer sa beauté !

- _Le chant : un simple accompagnement musical ?_

Le Yalkout Me'am Loez (8) propose cependant une autre interprétation :

« Myriam a pris le tambourin pour chanter, alors que les hommes ne l'ont pas fait. La raison en est que la voix d'une femme est une ‘ervah’, et qu’il est interdit à une femme de chanter devant des hommes. C’est pourquoi elles ont utilisé ces instruments pour couvrir leur voix ».

Le Rogatchover (9) affirme, suite à cela que les femmes n'ont pas chanté du tout : Myriam et ses compagnes ne faisaient que jouer des instruments. Selon lui cela ressort du sens premier des versets.

La Meh'ilta (10) propose un enseignement des versets allant dans la même direction :

« Myriam leur répondit (vata'an lahem) : "Chantez pour Dieu…" - cela nous enseigne que de même que Moshé chantait pour les hommes, Myriam chantait pour les femmes. »

Cette interprétation laisse entendre que Myriam chantait uniquement pour les femmes, et non pour les hommes (11).

Le Matteh Ephraïm (12) écrit :

« De toute façon, il n'y a pas de preuve du verset "Déborah chanta", car ce qui est mentionné est le texte du chant, mais rien n’indique qu’elle l'a chanté à voix haute devant des hommes. »

Et selon lui, c'est pareil pour Myriam.

Le rav Haber de la yeshivat hesder de Karnei Shomron amène une preuve à cette approche dans son livre "E't Tzenouyim H'oh'ma" (13) suggérant que le terme "chanter" dans le cas de Déborah ne signifie pas nécessairement un chant musical, mais une louange et une prière, comme le traduit Yonathan ben Ouziel : « Et elle loua Dieu »

- _Une difficulté textuelle_

Sur quoi se basent ces différentes approches ?

En fait, il y a une difficulté dans le texte qui permet ces interprétations.

"Et Myriam leur répondit (vata'an lahem) : Chantez pour Dieu..."

Que signifie "וַתַּעַן" (vata'an) ?

Si on dit qu'il s'agit de "répondre" (la'anot), c'est problématique ; en effet, il n’y a pas ici de question à laquelle il faudrait répondre !

Certains ont expliqué (14) que, dans un langage figuré, le verbe "répondre" peut également être utilisé en début de discours (comme dans "ויען איוב" – "Et Job répondit" au début de son propos, ou "וענית ואמרת" – "Tu répondras et diras").

Le Rav S.R. Hirsch explique ainsi :

"Même dans ces cas, le verbe 'répondre' ne s’éloigne pas totalement de son sens initial de 'réaction'. De la même manière que 'répondre' désigne généralement une réponse à une parole dite, ici, il indique une parole qui surgit en réaction à la situation présente et qui vient lui apporter une 'réponse'."

Les réseaux sociaux n'auraient donc rien inventé ; on "react"...

- *Une autre approche linguistique ?*

D'autres ont interprété ce verbe comme indiquant un chant exprimé sous forme de refrain.

Ainsi, le Netsiv de Volozhin écrit (15) :

"Les femmes avaient composé un long chant qui ne méritait pas d’être écrit dans le Sefer Torah, car il n'était pas inspiré par un souffle abondant de sainteté, mais la fin de chaque strophe était dictée par Myriam sous inspiration divine."

De même, Shadal (le rav Shmouel David Luzzatto) écrit que ce terme vient du fait qu'une personne chantait et que le peuple, ici mené par Myriam, répondait après elle (16).

On peut aussi relever que dans la Mishna (17), "répondre" désigne précisément un chant collectif et non un chant en forme de réponse :

Qu'est-ce qu'un "עִנּוּי" (innouï) ? - c'est quand tout le monde répond d'une seule voix.

Une kinna (élégie) ? - c'est quand une personne parle et que les autres répondent après elle.

On notera qu'effectivement le verbe "ענה" (répondre) est souvent lié au chant dans la Bible :

- "J’entends le son de 'ענה'" (dans son sens simple, cela ne signifie pas un cri de souffrance, mais plutôt le son du chant et des danses) - קול ענות אני שומע.

- "Monte, ô puits, répondez-lui !" - עלי באר ענו לה

- "Ce chant répondra devant lui en témoignage." - וענתה השירה הזאת לפניו לעד.

- "Les sages de ses princesses lui répondirent, et elle-même répliqua." (mère de Sisra, chant de Devorah) - חכמות שריה תענינה

- "N’est-ce pas David à qui l'on répondait en dansant : ‘Saül a frappé ses milliers et David ses dizaines de milliers’ ?" (Shmouel I 29,5) - זה דוד אשר יענו לו במחולות

- "En ce jour-là, on répondra à la vigne exubérante." (Isaïe 27,2) - כרם חמר ענו לה

- "Répondez à Dieu avec reconnaissance, jouez de la harpe pour notre Dieu." (Psaumes 147,7) - ענו לה' בתודה...

- "On fait du pain pour le rire, le vin réjouit la vie, et l’argent répond à tout" (Ecclésiaste 10,19) - והכסף יענה את הכל.

Etc. Etc.

Nos Sages (18), précisent que le terme "עֲנִיָּה" signifie "une voix forte". Peut-être peut-on en déduire un rythme où une musicalité quelconque.

Fait intéressant et complémentaire : en arabe, il existe une racine "غني" (ghani) signifiant "chanter" (la lettre "ʿAyin" arabe étant prononcée entre un "resh" guttural et un "guimel"). Il existe une autre racine arabe "عني" (ʿani) signifiant "parler".

Ainsi, on peut interpréter que "ותען להם מרים" ne signifie pas "elle répondit" à une question, mais plutôt "elle chanta".

D'ailleurs, Onkelos traduit (19) : "ומעניא להון מרים" et non "ואתיבת" ("répondit" - comme il le fait habituellement pour une réponse verbale).

Le Targoum pseudo-Yonathan traduit aussi explicitement "וזמרת להון מרים" ("Myriam chanta pour eux").

Cependant, il est étonnant que rav Saadia Gaon, dans sa traduction arabe, ne fasse pas ce lien entre les racines et ait traduit selon le sens de "réponse verbale" : "وَجَاوَبَتْهُمْ مَرْيَمُ" ("Et Myriam leur répondit").

D'ailleurs, il semble que le mot "רִנָּה" soit également lié à la racine "غني" en arabe.

- _Conclusion intermédiaire_

Ces deux approches que le texte permet ont donc laissé légitimement place aux différentes interprétations évoquées plus haut.

Le chant de Myriam et des femmes d'Israël est un moment clé de la sortie d'Égypte. Si la question de la place de la voix féminine se pose, les sources traditionnelles montrent une diversité d'interprétations, basées sur le texte.

Pour certains, ce chant transcende les règles habituelles par la sainteté du moment. Pour d'autres, il s'agirait d'un chant réservé aux femmes, ou parlé, voire même simplement d'un accompagnement musical.

Mais au-delà de cette discussion, un élément ressort clairement :

la voix des femmes, qu’elle soit chantée, parlée ou jouée via un média (instrument), a toujours eu une place fondamentale dans la louange et la prophétie du peuple d'Israël,

comme l'écrit bien Rabbenou Bah'ya ben Asher (20) :

« Pourquoi la prophétie repose-t-elle sur les femmes justement ? Il ne faut certainement pas s'en étonner… en effet, le texte nous informe que Myriam la prophétesse louait la Présence divine, accompagnée de toutes les femmes, et qu’elle chantait le même chant que Moshé et les enfants d'Israël. De plus, on trouve les principes fondamentaux de la Torah exprimés par des femmes, comme l'existence du monde futur évoquée par Avigaïl, la résurrection des morts et la prière par H'anna, ou encore la réincarnation par la femme de Tekoa. Tout cela montre que la femme n’est non seulement pas secondaire, mais au contraire qu'elle a une place essentielle ! Nos Sages ont enseigné (TB Méguila 14a) : "Il y avait sept prophétesses en Israël : Sarah, Myriam, H'anna, Devorah, H'oulda, Avigaïl et Esther". Ces sept prophétesses correspondent aux sept attributs féminins de la Kabbale ».

- _Le pourquoi du comment..._

Il nous reste à nous interroger - pourquoi.

Qu'est ce qui a poussé Myriam à être "submergée" par l'événement de l'ouverture de la Mer à tel point qu'elle doit prendre le leadership, en parallèle de Moshé.

Si on explore le lien entre Myriam et l'eau à travers les différents épisodes bibliques, on voit que tout comme Moshé elle a un rapport particulier avec cet élément. Ainsi, il n'est pas anodin que nos Sages lient la disparition de l'eau à la mort de Myriam, révélant par là que "le puits miraculeux" qu'ils avaient dans le désert était en réalité lié à son mérite (21). Son lien avec l’eau remonte à son enfance, lorsqu'elle veille sur Moshé, déposé sur le Nil.

- _Drasha nominale_

Le Rav Fohrman suggère que l'on voit cette connexion profonde à l’eau dans son nom : "Myriam", qui peut être lu de trois façons en hébreu, chacune correspondant à une crise d'eau vécue par le Peuple.

1. "Marim" (amer, pour Mara, merirout),

2. "Mérim" (soulever, harama comme Moshé frappant le rocher) et

3. "Morim" (rebelles, en lien avec le terme "méri" et la dernière crise liée à l'eau dans le désert).

Ces jeux de langage, selon lui, soulignent son rôle unique dans la symbolique de l'eau et dans l'histoire d'Israël où elle fut présente.

On notera qu'en égyptien ancien, le nom signifie "aimée", et dans la recherche biblique, on suppose que c'est son origine.

Dans le midrash Seder Olam (chapitre 3), il est interprété que son nom vient du fait qu’au moment de sa naissance, les Égyptiens avaient déjà rendu la vie amère (merirout) au peuple d’Israël en Égypte : "à cause de l’amertume" (וימררו את חייהם). Il est possible que son nom symbolise également sa rébellion (méri - מרי) contre les Égyptiens, puisqu’elle a participé à la résistance contre le décret de Pharaon ordonnant de tuer les nouveau-nés et a veillé sur Moshé dans son berceau. Certains ont aussi souligné que son nom partage une racine avec le mot harama (élévation).

Il ne s'agit donc pas seulement de son rapport aux "crises d'eau", mais également de sa capacité à réagir face aux égyptiens dans sa jeunesse sous ses trois formes là :

- amener amour et adoucir l'amertume de l'esclavage.

- soulever le Peuple et lui donner de la motivation.

- être prêts à se rebeller contre la force égyptienne établie.

Ainsi, au moment où la mer s'ouvre, Myriam ne peut rester spectatrice. Cet événement est l'apogée de tout ce qu'elle représente : l’eau, qui fut tantôt menace, tantôt refuge, devient ici le vecteur ultime de la délivrance.

Ce n’est plus seulement une crise qu’elle doit gérer, ni un défi qu'elle doit surmonter ; c'est l’accomplissement de son rôle dans l’histoire du Peuple d'Israël.

Depuis son enfance, elle a veillé sur Moshé dans les eaux du Nil, défiant déjà le décret de Pharaon.

Plus tard, dans le désert, l'eau accompagne son mérite, à travers le puits miraculeux.

Elle a traversé toutes les dimensions de son propre nom : l'amertume de l'exil (marim), l’élévation et la mobilisation du peuple (mérim), et enfin, la révolte nécessaire contre l'oppression (morim).

Lorsque la mer s'ouvre, c’est comme si tout son parcours trouvait sa justification.

Elle ne peut qu’être submergée par l’événement et prendre la tête du chant et de la danse.

Ce n'est pas seulement une joie spontanée : c’est l’expression profonde de son essence.

Myriam comprend que cette traversée est bien plus qu’une fuite d’Égypte ; c’est une transformation, une élévation, une révolte qui aboutit enfin à la liberté.

Une naissance.

La perte des eaux.

Celles qui accablaient.

Pour sortir secs.

Les oppresseurs - "le cheval et son cavalier" - noyés ("ramah" qui a une racine similaire à son nom, Myriam).

Elle prend alors son tambourin et entraîne les femmes dans un chant qui n’est pas simplement une répétition du Cantique de Moshé, mais une réponse, un écho qui célèbre non seulement la chute des Égyptiens, mais aussi la victoire de l’eau en tant que symbole de vie et de renouveau.

Puissions-nous suivre la voie et la voix de Myriam qui sait voir la Rédemption et louer la Présence Divine, même face à des traumatismes.

Shabbat shalom !

S.E.

_______

(1) TB Berah'ot 24a, Sotah 48a, Nishmat Adam klal 4, al. 1 ; Mishna Beroura OH 75,17 ; Responsa du Rambam (Blau) §224 ; Shoulh'an Arouh', Even HaEzer 21,1 etc.

(2) notamment dans le Sefer HaMiqnah (Kiddoushin 70a) et dans les responsa Avnei Yashfé (vol. II, §5), etc.

(3) Nah'al Kedoumim, Beshalah', 14.

(4) comm. sur la Torah, ad loc.

(5) Kanfei Yonah, IV, §36. Intéressant de comparer ses propos avec ceux du Zohar en par. Shelah' III,167b où l'on voit bien que les anges écoutent la voie de Yoh'eved et s'étonnent de sa beauté, se réjouissent d'une telle louange envers D'ieu...et on apprendrait cela du chant de Myriam !

(6) vol. II, Be'er Mayim H'aïm, §3.

(7) Tzeidah LaDereh', Beshala’h, p. 82.

(8) Shemot 15, 20.

(9) Tzafnat Pa'neah', sur Shemot, Jérusalem 1961, p. 10.

(10) Beshala’h, éd. Horovitz-Rabin, p. 152.

(11) C'est aussi ainsi que semble avoir compris Philon d'Alexandrie - Sur la vie de Moïse II, 256.

(12) Elef LaMateh, Kaddish Yatom 4, 9.

(13) vol. II, p. 474.

(14) cf. Ibn Ezra, RSR Hirsch ad loc.

(15) Ha'amek Davar, ad loc.

(16) Comm. sur la Torah, ibid.

(17) À la fin du traité de Mo'ed Katan, chap. 3, Mishna 8. Cf. encore Radak, Shorashim, A-n-ah.

(18) dans le traité Sota 32b. Cf. également Rashi sur Yiov 3,1 et sur Shir haShirim 2,10 ainsi que sur TB Guittin 83a s.v. Ana.

(19) Cf. Parsheguen du rav R. B. Posen, Shemot, p. 282 qui évoque quatre interprétations possibles au terme "Anah" - 1) réponse, 2) cri, appel, chant, 3) témoignage, 4) accéder à une requête.

(20) comm. sur Shemot 15, 20.

(21) Cf. TB Ta'anit 9a et Baba Metzia 86b avec Rashi ad.loc. ; comm. de Rabbi Ovadia de Bertinoro sur Avot 5,6.